Les conflits sévères de séparation : le point de vue et les besoins des intervenants en protection de la jeunesse

Les conflits sévères de séparation : le point de vue et les besoins des intervenants en protection de la jeunesse

Les conflits sévères de séparation : le point de vue et les besoins des intervenants en protection de la jeunesse

Les conflits sévères de séparation : le point de vue et les besoins des intervenants en protection de la jeunesses

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Référence bibliographique [20369]

Godbout, Élisabeth, Saini, Michael et Turbide, Catherine. 2018. «Les conflits sévères de séparation : le point de vue et les besoins des intervenants en protection de la jeunesse ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 39, no 3, p. 99-124.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[C]ette recherche exploratoire a pour objectifs de: saisir quelle(s) définition(s) des CSS [conflits sévères de séparation] est ou sont utilisée(s) par [les] intervenants, de décrire leur expérience de travail auprès des familles vivant des CSS de même que leur point de vue sur l’organisation des services de protection destinés à ces familles et, enfin, de dégager des pistes de solution pour l’amélioration de l’intervention en protection de la jeunesse dans ces cas précis.» (p. 99)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La population étudiée dans la présente recherche est celle des intervenants œuvrant dans les Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Québec et dont le travail est régi par la Loi sur la protection de la jeunesse.» (p. 108) Au total, l’échantillon est composé de 309 intervenants qui ont répondu à des questions à choix multiples ainsi qu’à des questions ouvertes, permettant «de définir certains concepts dans leurs propres mots ou de recueillir leur expérience et leurs commentaires.» (p. 109)

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats «soulignent [notamment que] la nécessité de développer un triage efficace [des] situations et une approche différenciée dans l’intervention afin d’individualiser la réponse à apporter à chaque cas particulier […]. Certains services psychosociaux et judiciaires devraient ainsi être réservés aux familles ayant des conflits plus modérés (p. ex., médiation familiale, droit collaboratif), d’autres services devraient mieux convenir aux familles vivant des conflits plus persistants (p. ex., médiation familiale thérapeutique et spécialisée, thérapie familiale multiniveaux, programmes éducatifs spécialisés) et les interventions visant la protection devraient, quant à elles, être bien encadrées par des ordonnances et un suivi judiciaire continu dans les cas les plus sévères de perte de lien parent-enfant ou encore lorsque la sécurité est un enjeu (p. ex., coordination parentale, supervision des droits d’accès, protocole d’intervention psychojudiciaire) […].» (p. 119)