Interface travail-famille et santé psychologique au travail : investigation de la directionalité des liens

Interface travail-famille et santé psychologique au travail : investigation de la directionalité des liens

Interface travail-famille et santé psychologique au travail : investigation de la directionalité des liens

Interface travail-famille et santé psychologique au travail : investigation de la directionalité des lienss

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Référence bibliographique [20333]

Champagne, Émilie. 2017. «Interface travail-famille et santé psychologique au travail : investigation de la directionalité des liens». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse a pour objectif d’explorer empiriquement la direction des liens spécifiques qu’entretiennent le conflit travail-famille et l’enrichissement travail-famille avec l’épuisement professionnel et le bien-être psychologique au travail, sur un délai de six mois.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
La question de la recherche est la suivante: «quelle est la perspective de directionalité (classique, inversée ou réciproque) qui caractérise les liens entre l’interface travail-famille et la santé psychologique au travail à travers le temps?» (p. 116)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de «735 travailleurs francophones au temps 1 et de 470 travailleurs au temps 2 [de l’étude].» (p. 64-65) Ceux-ci ont été recrutés par le biais de quatre organisations québécoises ayant un souci pour la santé psychologique de leurs employés.

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Les principaux résultats de cette étude «soutiennent partiellement la perspective réciproque, et ce, à l’intérieur d’un délai temporel de six mois. En effet, seuls le conflit travail-famille et l’épuisement professionnel s’interinfluencent après six mois. Ceci implique que les conflits ramenés du travail vers la famille et l’épuisement professionnel sembleraient se prédire l’un et l’autre à travers le temps. Par exemple, un individu très absorbé par ses pensées à propos du travail et faisant beaucoup d’heures supplémentaires sera moins impliqué dans ses activités familiales, ce qui pourrait engendrer un conflit travail-famille. Par le fait même, si le travail lui demande beaucoup de ses ressources, cet individu est plus à risque d’éprouver des symptômes d’épuisement professionnel comme la fatigue physique. L’état d’épuisement professionnel mène à son tour à des difficultés à faire face à ses obligations familiales. […] Ces résultats sont cohérents avec la spirale de pertes de la théorie de la conservation des ressources […], qui postule que lorsque les ressources sont perdues (p.ex. à l’occasion de conflits travail-famille), les individus deviennent plus vulnérables (c.-à-d. plus à risque) à de futures pertes (p.ex. à l’épuisement émotionnel). En effet, l’hypothèse de la rareté permet de postuler que les individus qui vivent des conflits travail-famille possèdent des ressources limitées (comme le temps et l’énergie) dans le domaine du travail.» (p. 123-124)