Se diriger vers le travail autonome une fois devenue mère une solution à la conciliation travail / famille chez les femmes?

Se diriger vers le travail autonome une fois devenue mère une solution à la conciliation travail / famille chez les femmes?

Se diriger vers le travail autonome une fois devenue mère une solution à la conciliation travail / famille chez les femmes?

Se diriger vers le travail autonome une fois devenue mère une solution à la conciliation travail / famille chez les femmes?s

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Référence bibliographique [20280]

Villeneuve, Catherine. 2018. «Se diriger vers le travail autonome une fois devenue mère une solution à la conciliation travail / famille chez les femmes?». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, Département des sciences de l’orientation.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif principal de cette recherche sera d’étudier les motifs et raisons menant certaines mères à devenir travailleuses autonomes.» (p. 24)

Questions/Hypothèses :
«[Q]uelles raisons peuvent amener des mères de famille à quitter leur sécurité d’emploi pour se diriger vers l’inconnu et l’insécurité, et ce, de leur plein gré?» (p. iii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte huit mères, travailleuses autonomes, de la ville de Québec. Les participantes doivent «[a]voir choisi le travail autonome notamment en raison de la maternité [et avoir] déjà vécu le travail salarié par le passé.» (p. 30)

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«De façon globale, les résultats exposés […] laissent entrevoir les conflits qui peuvent émerger entre les différentes sphères de vie des travailleuses autonomes, notamment en raison des attentes contradictoires véhiculées par la société en ce qui a trait à leurs rôles maternel et professionnel […]. En effet, si elles se consacrent surtout à leur carrière, elles risquent de paraître pour des mères négligentes, contrairement à leur conjoint, qui n’aura probablement pas droit au même jugement, mais si elles priorisent leurs enfants, elles pourront être considérées comme des paresseuses, des femmes manquant d’intelligence, d’ambition ou d’intérêts […]. Par conséquent, elles se sentent toujours tiraillées dans ce choix imposé qu’elles doivent faire entre les enfants et le travail, une situation avec laquelle les hommes semblent pourtant avoir rarement à jongler. Les pressions publiques auraient donc un rôle beaucoup plus important à jouer qu’il ne pourrait paraître et ce n’est pas dans une réelle liberté qu’elles forgeraient leurs préférences, contrairement à ce que bien des gens pourront penser […]. C’est de cette façon que le travail autonome pourra souvent devenir une solution alléchante et avantageuse pour elles. Et bien que les avantages qu’elles y trouvent semblent être réels et sincèrement appréciés, il n’en demeure pas moins que le fait que ce soit constamment les mères qui décident de modifier leur carrière en fonction des enfants pourrait avoir comme effet indirect d’encourager la division sexuelle des tâches telle qu’on la connaît […], en plus d’entrer en contradiction avec le concept de libération de la femme […].» (p. 82)