La dépression postnatale, un phénomène dépressif atypique? : analyse des critères de sévérité de la symptomatologie et de la spécificité des symptômes et des causes

La dépression postnatale, un phénomène dépressif atypique? : analyse des critères de sévérité de la symptomatologie et de la spécificité des symptômes et des causes

La dépression postnatale, un phénomène dépressif atypique? : analyse des critères de sévérité de la symptomatologie et de la spécificité des symptômes et des causes

La dépression postnatale, un phénomène dépressif atypique? : analyse des critères de sévérité de la symptomatologie et de la spécificité des symptômes et des causess

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Référence bibliographique [20221]

Goron, Stéphanie. 2017. «La dépression postnatale, un phénomène dépressif atypique? : analyse des critères de sévérité de la symptomatologie et de la spécificité des symptômes et des causes». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif général de cette thèse vise […] à améliorer notre compréhension du phénomène dépressif en contexte postnatal et à vérifier la légitimité de la comparer à une dépression non postnatale (DNP).» (p. xxi) Le «premier article qui porte sur l’étude de la sévérité des symptômes dépressifs en période postnatale […] vise à comprendre si la symptomatologie dépressive postnatale se présente sur un continuum de sévérité ou de façon dichotomique. [Le] second article […] examine la spécificité des symptômes de la DPP [dépression postnatale]. De son côté, le troisième article, explore les similitudes et les différences des causes perçues, rapportées par les mères en DPP et en DNP pour expliquer l’apparition de leurs symptômes dépressifs.» (p xxii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les mères en DPP ont été recrutées lors de leur premier rendez-vous gynécologique postnatal (6e semaine postpartum), au Centre des naissances d’un hôpital de la région de Montréal et dans plusieurs bureaux privés de gynécologie/obstétrique de la région de Montréal.» (p. 94) Pour le premier article, 82 mères ont été sélectionnées. Cet échantillon comprend 24 mères non-déprimées, 28 avec une dépression modérée et 20 avec une dépression sévère. Pour le deuxième article, l’échantillon comprend «20 participantes souffrant de DPP et de 10 souffrant de DNP [tandis que l’étude de l’article 3 se compose de] 30 participantes souffrant de DPP (n=20) et de DNP (n=10) […].» (p. xxii)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


For the first article, «our study in large part confirms that depressive symptoms in the postnatal period are not of a dichotomous nature. The results more strongly point to a continuous conception of postnatal depressive symptomatology. This symptomology would thus be located along a continuum of severity, similar to depressive symptoms occurring during other periods of life. Moreover, the presence in minor-PPD mothers of significant in-irritability comparable to that of major-PPD mothers, of an appreciable percentage of clinically elevated trait anxiety, and of deterioration across all areas of QOLBO [quality of life based on pursuit of life objectives] leads us to believe […] that the diagnostic criteria for PPD set out by the DSM may be too restrictive.» (p. 64) Pour l’article 2, «[n]os résultats indiquent que les mères en DPP et en DNP présentent un profil symptomatologique généralement similaire. L’expérience de la dépression dans les deux groupes est caractérisée par: de la tristesse, des pleurs abondants, une perte d’intérêt et de plaisir accompagnée d’anxiété, d’irritabilité et d’impatience. […] Des symptômes classiques de difficultés de concentration, de pensées négatives et de manque de confiance en soi comptent également parmi les symptômes les plus rapportés par l’ensemble de notre échantillon. Chez un nombre non négligeable de mères, on note aussi la présence de peurs, de sentiment d’être dépassée, d’impuissance et de perte de contrôle.» (p. 108) Concernant, l’article 3, «l’analyse du discours des mères révèle un paradoxe quant à la conceptualisation de la DPP. Présentement, la DPP est implicitement perçue par les professionnels de la santé et dans la population comme une dépression spécifique qui est davantage liée aux changements hormonaux qui font suite à l’accouchement, plutôt qu’à des conditions de vie difficiles ou au contexte social des mères. Pourtant, nos résultats ne soutiennent pas la vision selon laquelle la DPP est déclenchée directement par ce facteur spécifique qu’est la naissance du bébé. Ils soutiennent plus l’idée que les facteurs biologiques ne doivent pas être considérés comme les seuls éléments explicatifs de la dépression chez les mères, mais que la DPP est générée par des facteurs multiples qui sont d’ordre à la fois biologique, psychologique et social.» (p. 165)