Reconfigurations familiales et relations intergénérationnelles dans les réseaux transnationaux : familles en recomposition, familles alternatives?

Reconfigurations familiales et relations intergénérationnelles dans les réseaux transnationaux : familles en recomposition, familles alternatives?

Reconfigurations familiales et relations intergénérationnelles dans les réseaux transnationaux : familles en recomposition, familles alternatives?

Reconfigurations familiales et relations intergénérationnelles dans les réseaux transnationaux : familles en recomposition, familles alternatives?s

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Référence bibliographique [20112]

Vatz Laaroussi, Michèle, Le Gall, Josiane, Bolzman, Claudio et Rachédi, Lilyane. 2016. «Reconfigurations familiales et relations intergénérationnelles dans les réseaux transnationaux : familles en recomposition, familles alternatives?». Dans Dynamiques familiales, socio-juridiques et citoyennes dans la migration : regards entrelacés «Nord-Sud» sur les réseaux transnationaux , sous la dir. de Michèle Vatz Laaroussi, p. 59-82. Paris: L’Harmattan.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce chapitre vise à saisir comment les familles et les relations intergénérationnelles se transforment et développent dans les réseaux transnationaux au fil des expériences vécues et analysées du sud au nord.» (p. 60)

Questions/Hypothèses :
«Les discours sur la reconfiguration familiale dans l’immigration et au travers d la lunette transnationale, représentent-ils une vision des pays du nord qui, le plus souvent, bénéficient des flux migratoires, de la migration féminine, de l’exil des jeunes générations et des séparations familiales? Dans ce sens, s’agit-il d’une construction postcoloniale qui vise à légitimer l’impérialisme des pays du nord et les migrations qui les nourrissent? Les pays du sud sont-ils soumis à cette représentation venue d’ailleurs ou construisent-ils leur propre regard et leur propres pratiques familiales et transnationales.» (p. 60)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Pour répondre à ces questions, les auteures ont utilisé les données provenant de plusieurs études qu’elles ont menées antérieurement. En ce qui a trait à la question de la transmission identitaire dans les couples mixtes, le chapitre est basé sur la participation de 80 couples de jeunes parents (moins de 40 ans) en union mixte (dont un des parents est né au Québec). Concernant la question des recompositions familiales, ce sont des trios (mères, grands-mères et filles de la même famille) de femmes réfugiées au Québec qui ont participé (nombre inconnu).

Instruments :
Guides d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats de notre recherche indiquent que les couples mixtes ne cherchent pas à transmettre à leur enfant un patrimoine culturel dans le sens classique, mais plutôt ce qu’ils nomment eux-mêmes des ‘ressources’ (culturelles, linguistiques et religieuses) et les appartenances des deux conjoints. À leurs yeux, l’enfant jouit d’un accès privilégié à ces éléments qui constituent un bagage en vue des choix qu’il pourra faire plus tard.» (p. 63) En ce qui a trait aux femmes réfugiées, les auteures mentionnent que «[l]’articulation intergénérationnelle des réseaux amène ainsi à comprendre les processus familiaux en jeu non seulement comme des reconfigurations, mais aussi comme des recompositions, intégrant de nouveaux membres, s’étendant au fur et à mesure des rencontres, des changements et des apprentissages.» (p. 76) Les auteures concluent que «[c]es illustrations qui touchent divers moments de la vie des immigrants et de leurs interrelations, montent [sic] aussi que les configurations familiales sont renouvelées par la migration et pas seulement étendues par les réseaux transnationaux. Les bricolages interculturels familiaux et transnationaux se retrouvent dans tous les rapports entre les génération de la naissance à la mort et on constate dès lors l’émergence de normativités différentes, pas tant d’une culture à l’autre, que d’un parcours à l’autre.» (p. 82)