Femmes migrantes et transformations des identités

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Référence bibliographique [20110]

Setién, Maria Luisa, Berganza, Isabel, Kremer, Liliana et Vatz Laaroussi, Michèle. 2016. «Femmes migrantes et transformations des identités». Dans Dynamiques familiales, socio-juridiques et citoyennes dans la migration. Regards entrelacés «Nord Sud» sur les réseaux transnationaux , sous la dir. de Michèle Vatz Laaroussi, p. 271-303. Paris: L’Harmattan.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les auteures abordent la transformation des identités (citoyenne, professionnelle et féminine) des femmes migrantes, plus précisément des femmes péruviennes vers l’Espagne et le Chili, des femmes boliviennes vers la région du Gran Chao (un territoire qui s’étend sur l’Argentine, la Bolivie, le Brésil et le Paraguay), et des musulmanes du Maghreb qui migrent vers le Québec.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La partie concernant les musulmanes maghrébines migrant vers le Québec est basée sur des données provenant d’une étude antérieure d’une des auteures (Vatz Laaroussi) en 2013-2014. «Une approche méthodologique basée sur l’analyse des discours et des positions des acteurs a été utilisée pour cette recherche dont les données proviennent de médias écrits et des actions collectives entreprises. Les données ont été relevées dans une centaine d’articles écrits […].» (p. 297)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«À travers les cas présentés correspondant aux femmes migrantes, […] on a pu observer les effets de cette mobilité, sur les identités de toutes ces femmes, si différentes et à la fois liées par le trait commun de la migration.» (p. 301) Les auteures concluent que «[b]eaucoup de femmes migrantes ayant des enfants portent dans leur ‘sac à dos identitaire’ leur identité de mère et de travailleuse, ce sont des représentations de ce qu’elles veulent et exigent pour leurs enfants. Ainsi, elles accordent une grande importance à leur éducation, elles se préoccupent de leur accès à des soins de santé et elles souhaitent parvenir à une saine conciliation des activités professionnelles et familiales. Elles se battent pour défendre cette identité, font le choix de migrer pour la préserver et se sacrifient pour atteindre leurs objectifs. Ce faisant, elles laissent à d’autres femmes le soin de leurs enfants, parfois en les emmenant avec elles ou en les confiant à leurs proches en attendant qu’ils puissent la rejoindre au nouveau pays, créant des chaînes de soins, toujours en combinant leur travail avec ces aspirations. Ce fait partagé par différentes femmes qui vont vers le nord et vers le sud constitue également une facette des identités transnationales complémentaire à celle qui ressort dans le féminisme des femmes musulmanes […].» (p. 303)