Unions et désunions conjugales au Québec : rapport de recherche. Première partie : le couple, l’argent et le droit

Unions et désunions conjugales au Québec : rapport de recherche. Première partie : le couple, l’argent et le droit

Unions et désunions conjugales au Québec : rapport de recherche. Première partie : le couple, l’argent et le droit

Unions et désunions conjugales au Québec : rapport de recherche. Première partie : le couple, l’argent et le droits

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Référence bibliographique [20093]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce rapport est tiré d’un projet de recherche portant d’une part, sur les transformations récentes de la conjugalité qui se caractérisent par une désaffection à l’égard du mariage ou son report à des âges plus avancés et d’autre part, par le nombre croissant de couples vivant en union libre, souvent même après la naissance des enfants. Il porte plus spécifiquement sur la manière dont les conjoints, mariés ou non, organisent leur relation au moment d’événements importants de la vie conjugale (arrivée des enfants, perte d’emploi, maladie) et dans l’hypothèse d’une rupture. Cette recherche visait à connaître l’organisation du couple dans ses aspects patrimoniaux (gestion de l’argent, partage des biens, héritage, etc.) et extrapatrimoniaux (garde des enfants, autorité parentale, pension alimentaire aux enfants et à l’ex-conjoint, etc.). Le présent rapport est consacré à l’analyse des aspects patrimoniaux.» (p. xi)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur un échantillon composé de 3 246 résidents (52% femmes) du Québec qui ont des enfants et qui vivent dans un ménage intact ou recomposé.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les données analysées ici permettent de cerner, pour la première fois au Québec, certains arrangements financiers et juridiques des conjoints mariés ou en union libre dont: les modes de gestion de l’argent qu’ils privilégient, les dynamiques conjugales autour de l’épargne et des dettes, les types de contrats qu’ils signent, etc. Plus spécifiquement, il s’agissait de porter une attention particulière à la situation tout à fait singulière des couples en union libre au Québec.» (p. 77) Les auteures concluent que «le portrait qui se dégage met clairement en évidence le fait que l’union libre ne peut pas être associée à une indépendance complète des partenaires de vie sur le plan financier, ni à une égalité financière des partenaires, pas plus d’ailleurs que le mariage n’est synonyme de fusion des avoirs. En regard des stratégies individuelles d’épargne de la majorité des conjoints de fait, on peut penser que les conséquences d’une éventuelle rupture seront à long terme nettement plus domageables [sic] pour les conjoints de fait que pour les conjoints mariés et particulièrement pour les mères qui, encore aujourd’hui, réduisent leur temps de travail et consacrent davantage de temps à la vie familiale que les pères.» (p. 80)