Les deux politiques de régimes parentaux du Canada : un argument en faveur du congé réservé aux pères

Les deux politiques de régimes parentaux du Canada : un argument en faveur du congé réservé aux pères

Les deux politiques de régimes parentaux du Canada : un argument en faveur du congé réservé aux pères

Les deux politiques de régimes parentaux du Canada : un argument en faveur du congé réservé aux pèress

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Référence bibliographique [20025]

Doucet, Andrea et McKay, Lindsay. 2016. «Les deux politiques de régimes parentaux du Canada : un argument en faveur du congé réservé aux pères». Dans Retombées économiques et sociales du régime québécois d’assurance parentale : bilan de dix années d’existence , sous la dir. de Sophie Beauchemin, p. 87-97. Québec: Gouvernement du Québec, Conseil de gestion de l’assurance parentale.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette étude vise à « examiner les raisons, et les négociations domestiques inhérentes, expliquant la prise du congé parental des pères au Canada, un pays qui offre deux régimes de congé payé […]. [Plus précisément, cet] article présente un résumé de quelques-unes de nos conclusions initiales de même que de notre réflexion actuelle sur la question (pour un compte rendu complet, voir McKay et Doucet, 2010, Doucet et McKay, 2016).» (p. 87)

Questions/Hypothèses :
«[Q]u’est-ce qui favorise et entrave la prise de congé des pères? Et comment les couples négocient-ils lequel des deux partenaires prendra le congé parental partagé, quand et pourquoi?» (p. 87)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«[N]ous avons mené une étude qualitative (2006-2008) en Ontario et au Québec, au cours de laquelle nous avons interviewé 26 couples dont les pères s’étaient ainsi absentés de leur travail pendant une certaine période. […] Environ dix ans plus tard, nous sommes retournés interviewer un petit échantillon de ces couples (9 sur 26).» (p. 87)

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Nos résultats appuient un raisonnement qui se répand de plus en plus à l’échelle internationale voulant que le congé de paternité conçu pour les pères, selon le modèle ''à prendre ou à laisser'' en vigueur en Suède et en Norvège de même qu’au Québec, soit la clé pour inciter les hommes à se prévaloir de ce congé. Plutôt que ''d’enlever du temps'' au congé de maternité des mères, ou d’empiéter sur la période d’allaitement d’un nourrisson dans les premiers mois de sa vie, un congé de paternité désigné, imposant des critères d’admissibilité restreints – tel que celui qui est en place au Québec –, a un effet réel sur sa prise accrue par les pères. En parallèle, il est important de noter que la majorité des pères québécois prennent congé en même temps que les mères. Nos études sur le congé parental et sur le rôle élargi du père […], de même que la recherche internationale récente […] nous amènent à réclamer qu’on accorde davantage d’attention à des moyens d’inciter les pères à prendre du temps de congé seuls puisque cela améliore leur compétence et leur confiance à titre de pourvoyeurs de soins, principaux ou conjoints. La nouvelle étape de notre recherche, soit les entrevues de suivi avec 9 des 26 couples interviewés en 2016, fait ressortir combien les milieux de travail commencent lentement à changer, mais aussi comment les pères peuvent encore sentir de la pression personnelle, collégiale et institutionnelle lorsqu’ils s’absentent du travail pour s’occuper d’un nouveau-né.» (p. 94)