Analyse de l’expérience de la violence conjugale et familiale d’hommes autochtones au Québec

Analyse de l’expérience de la violence conjugale et familiale d’hommes autochtones au Québec

Analyse de l’expérience de la violence conjugale et familiale d’hommes autochtones au Québec

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Référence bibliographique [19993]

Brassard, Renée, Spielvogel, Myriam, Montminy, Lyse et Maison communautaire Missinak. 2017. Analyse de l’expérience de la violence conjugale et familiale d’hommes autochtones au Québec. Montréal: Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF).

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif visé au départ par la présente étude consistait à explorer le point de vue d’hommes autochtones québécois sur la violence conjugale et familiale à partir de leur propre expérience.» (p. 137)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon est réparti de la manière suivante: 9 Atikamekw, 6 Cris, 7 Innus et 11 Inuit.» (p. 11) «L’âge des 33 répondants de cette étude varie entre 19 et 62 ans, la moyenne d’âge étant de 39 ans. […] Seize répondants résidaient en milieu urbain (ville ou grand centre urbain) au moment de l’entretien (Montréal – dont un sans-abri –, Québec, Trois-Rivières, La Tuque, Roberval, Chibougamau), 15 habitaient dans une communauté autochtone, un répondant a déclaré vivre en forêt, un autre alterne entre communauté et milieu urbain (nomade).» (p. 13) «Vingt-cinq interviewés sur 33 avaient déjà été incarcérés pour violence conjugale ou d’autres délits dans des établissements carcéraux provinciaux et fédéraux (prisons et pénitenciers) au moment de l’entretien.» (p. 14)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les témoignages des hommes des Premières Nations et des Inuit interviewés permettent de relier leur expérience concrète de la violence familiale et conjugale à ces effets dévastateurs de l’histoire coloniale. Ceux-ci font part, parfois pour la première fois de leur vie, de l’immense désarroi causé par les nombreux déracinements, la perte de leur identité individuelle et collective, et les ruptures vécues sur les plans relationnel, culturel, socio-économique, spirituel... Régulièrement témoins, auteurs ou victimes d’actes de violence de toute sorte, les répondants reconnaissent l’ampleur de la violence conjugale et familiale dans leurs milieux de vie, et ses conséquences destructrices pour les couples et les familles autochtones les préoccupent grandement.» (p. 137) «Généralement engagés dès l’adolescence dans des relations de couple, le parcours conjugal des interviewés est ponctué de nombreux épisodes de violence (verbale, psychologie [sic], physique, financière, sexuelle), sur une base plus ou moins régulière. […] Plusieurs facteurs conjugués agissent comme des déclencheurs des incidents de violence familiale et conjugale, principalement la surconsommation d’alcool et de drogues, les difficultés financières, la jalousie et les infidélités. Ces incidents se déroulent suivant une dynamique caractérisée par de nombreuses ruptures et reprises de la relation conjugale combinées à la répétition du même scénario de violence (intra ou interrelationnel).» (p. 138)