Le rôle de la socialisation familiale dans les choix d’études supérieures des jeunes issus de l’immigration

Le rôle de la socialisation familiale dans les choix d’études supérieures des jeunes issus de l’immigration

Le rôle de la socialisation familiale dans les choix d’études supérieures des jeunes issus de l’immigration

Le rôle de la socialisation familiale dans les choix d’études supérieures des jeunes issus de l’immigrations

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Référence bibliographique [19905]

Magnan, Marie-Odile, Pilote, Annie, Grenier, Véronique et Canisius Kamanzi, Pierre. 2017. «Le rôle de la socialisation familiale dans les choix d’études supérieures des jeunes issus de l’immigration ». Revue Jeunes et Société, vol. 2, no 1, p. 30-58.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente étude […] vise à comprendre les inégalités de parcours postsecondaires des jeunes issus de l’immigration en analysant le rôle de la socialisation familiale sur les choix d’orientation.» (p. 32)

Questions/Hypothèses :
«L’analyse vise à répondre à la question suivante: dans quels types de configurations éducatives parentales ces jeunes s’inscrivent-ils avant et au moment de la transition aux études postsecondaires (collégiales dans le cas-ci)?» (p. 39-40)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Le corpus comprend 60 [participants fréquentant un cégep à Montréal]. Plus précisément, 40 participants sont nés au Québec, 16 sont arrivés avant ou à l’âge de 5 ans et 4 sont arrivés entre 6 et 10 ans. Également, 15 ont des parents originaires des Antilles ou de l’Afrique subsaharienne, 6 de l’Europe de l’Est, 10 de l’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient, 9 de l’Amérique centrale ou du Sud, 2 de l’Asie de l’Est, 9 d’Asie du Sud et 9 d’Asie du Sud-Est. Quant au capital scolaire des parents obtenu avant ou après leur arrivée au Québec, 26 viennent de familles dont au moins un parent possède un diplôme d’études universitaires (capital scolaire élevé), 20 de familles où au moins un parent a fait des études postsecondaires équivalentes au cégep (capital scolaire moyen) et 14 d’une famille où les parents ont terminé ou non leurs études secondaires (capital scolaire faible).» (p. 40)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse révèle qu’avant même la fin des études secondaires, la majorité des parents immigrants de notre corpus visent à ce que leurs enfants s’investissent dans un parcours scolaire menant à des emplois socialement valorisés. Ce discours s’accompagne souvent de pratiques scolaires également élitistes telles que le choix d’écoles primaires ou secondaires jugées réputées selon les palmarès ou selon les discussions informelles avec leur entourage ou les intervenants scolaires.» (p. 48) «[L]es jeunes originaires des régions de l’Asie, de l’Europe de l’Est, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se situeraient davantage dans les configurations éducatives de type élitiste/élitiste et élitiste/accompagnant, alors que ceux qui sont originaires des Antilles, de l’Afrique subsaharienne et de l’Amérique centrale et du Sud s’inscriraient davantage dans les parcours d’orientation de type élitiste/laisser-faire, laisser-faire/laisser-faire et ''cocoon''/laisser-faire. Cette différentiation dans les types de parcours d’orientation en fonction de la région d’origine pourrait s’expliquer en partie par le fait que les parents originaires des Antilles, de l’Afrique subsaharienne et de l’Amérique centrale et du Sud appartiendraient davantage à une classe sociale défavorisée ou moyenne, tandis que ceux provenant des régions de l’Asie, de l’Europe de l’Est, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient appartiendraient davantage à une classe sociale moyenne ou favorisée.» (p. 49)