''Leur façon de punir, c’est avec l’horaire'' : Pratiques informelles de conciliation travail-famille au sein de commerces d’alimentation au Québec

''Leur façon de punir, c’est avec l’horaire'' : Pratiques informelles de conciliation travail-famille au sein de commerces d’alimentation au Québec

''Leur façon de punir, c’est avec l’horaire'' : Pratiques informelles de conciliation travail-famille au sein de commerces d’alimentation au Québec

''Leur façon de punir, c’est avec l’horaire'' : Pratiques informelles de conciliation travail-famille au sein de commerces d’alimentation au Québecs

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Référence bibliographique [19896]

Lefrançois, Mélanie, Saint-Charles, Johanne, Fortin, Sylvie et des Rivières-Pigeon, Catherine. 2017. «''Leur façon de punir, c’est avec l’horaire'' : Pratiques informelles de conciliation travail-famille au sein de commerces d’alimentation au Québec ». Relations Industrielles, vol. 72, no 2, p. 294-321.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Réalisée à la demande d’une grande centrale syndicale québécoise, cette étude a l’objectif d’apporter un éclairage sur les pratiques informelles de CTF [conciliation travail-famille] en contexte d’horaires atypiques et imposés, en l’occurrence au sein de commerces d’alimentation québécois.» (p. 296)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon comporte 30 participant(e)s, dont 13 travailleuses, 6 gestionnaires et 11 représentantes et représentants syndicaux.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse […] montre que, en dépit de règles liées à la convention collective, le mode d’établissement des horaires, en apparence neutre, témoigne de l’importance du caractère informel des pratiques de CTF. Ces dernières sont souvent individuelles, voire secrètes, et elles sont perçues comme le fruit d’un traitement privilégié accordé à certaines personnes. Compte tenu de l’accès restreint aux possibilités d’accommodements, ces pratiques peuvent entraîner une dynamique de ''chacun pour soi'', ce qui affecte la qualité des rapports entre collègues. Certaines mères de famille étaient particulièrement désavantagées par les normes de flexibilité valorisées dans leur milieu de travail. Enfin, des pratiques informelles sont acceptées au sein du collectif si elles sont transparentes et en autant que les gains des uns n’engendrent pas d’injustice perçue pour les autres.» (p. 319)