Portrait psychologique et social de mères indiennes réfugiées : les enjeux liés à l’attachement de l’enfant

Portrait psychologique et social de mères indiennes réfugiées : les enjeux liés à l’attachement de l’enfant

Portrait psychologique et social de mères indiennes réfugiées : les enjeux liés à l’attachement de l’enfant

Portrait psychologique et social de mères indiennes réfugiées : les enjeux liés à l’attachement de l’enfants

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Référence bibliographique [19893]

Lecompte, Vanessa, Richard-Fortier, Zoé et Rousseau, Cécile. 2017. «Portrait psychologique et social de mères indiennes réfugiées : les enjeux liés à l’attachement de l’enfant ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 38, no 3, p. 61-78.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif principal de cette étude est de dresser un portrait de quatre mères Indiennes réfugiées vivant dans le quartier de Parc-Extension, à Montréal. Les objectifs spécifiques sont d’examiner, de manière qualitative descriptive, mais faisant usage de mesures quantitatives, les niveaux d’anxiété et de dépression, le soutien social perçu ainsi que l’attachement de l’enfant.» (p. 65)

Questions/Hypothèses :
«Il est attendu que ces mères et leur enfant présenteront plusieurs facteurs de vulnérabilité, c’est-à-dire des symptômes importants d’anxiété et de dépression, un soutien social faible et une faible sécurité d’attachement chez l’enfant.» (p. 65)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les participantes présentées dans cette étude sont quatre mères originaires de l’Inde et leur enfant. Deux des mères étaient enceintes au moment de leur arrivée au Canada et les deux autres ont eu leur enfant moins d’un an après leur arrivée au pays. Les mères ont toutes le statut de réfugiées et ont un revenu familial.» (p. 65) Les participantes ont aussi été observées avec leur enfant lors de séquences de jeux libres de 15 minutes.

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«[L]es résultats indiquent, chez les mères, des niveaux d’anxiété et de dépression élevés. En décrivant leur situation, les mères abordaient systématiquement le désillusionnement quant à la migration ainsi que le peu d’espoir relativement au futur. Ceci teinte inévitablement les interactions avec l’enfant, la mère étant moins disponible psychologiquement pour répondre aux besoins de celui-ci. Sans exception, les mères ont toutes affirmé que sans leur enfant, leur vie serait sans importance et que l’enfant constitue leur seul espoir quant à l’avenir. Le bien-être de ces mères s’articule presque exclusivement autour de l’enfant, ce qui, sans le vouloir, met beaucoup de pression sur ce dernier. […] Bien que la dimension du soutien social soit essentielle pour sortir ces mères de l’isolement, les patrons de communication et d’interactions dysfonctionnels doivent être adressés directement, en bas âge, afin de modifier la trajectoire développementale de l’enfant […]. Dans le but de promouvoir la sécurité d’attachement, l’intervention à court terme visant à augmenter la prévisibilité, la cohérence et les pratiques ‘chaleureuses’ du parent envers l’enfant s’avère des plus efficaces […]. Concrètement, compte tenu de la barrière de la langue et des différences culturelles, ces mères bénéficieraient non pas d’enseignements théoriques sur la sensibilité maternelle et sur les interactions parent-enfant, mais plutôt d’interventions privilégiant un intermédiaire visuel […].» (p. 71)