Les rapports de genre et de génération au sein des ménages : une double influence sur la fécondité effective des Canadiennes françaises au début du XXe siècle

Les rapports de genre et de génération au sein des ménages : une double influence sur la fécondité effective des Canadiennes françaises au début du XXe siècle

Les rapports de genre et de génération au sein des ménages : une double influence sur la fécondité effective des Canadiennes françaises au début du XXe siècle

Les rapports de genre et de génération au sein des ménages : une double influence sur la fécondité effective des Canadiennes françaises au début du XXe siècles

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Référence bibliographique [19859]

Harton, Marie-Ève. 2017. «Les rapports de genre et de génération au sein des ménages : une double influence sur la fécondité effective des Canadiennes françaises au début du XXe siècle ». Recherches Féministes, vol. 30, no 2, p. 59-79.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«À partir d’une analyse comparée [comparaison de la ville de Québec avec la ville de Manchester, dans le New Hampshire], nous voulons explorer le lien entre le travail féminin et les comportements de fécondité effective des Canadiennes françaises au début du XXe siècle.» (p. 59)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise les données d’un recensement canadien en 1911 pour la ville de Québec et un recensement américain pour la ville de Manchester datant de 1910.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Nos résultats suggèrent […] l’existence de formes complexes et diverses d’économie familiale au tournant du XXe siècle. À Manchester, la quasi-absence de l’effet net de la catégorie socioprofessionnelle du père lorsqu’on contrôle la variable pour l’occupation des femmes, des filles et des garçons âgés de 13 à 15 ans l’illustre bien. À Québec, l’effet négatif net de vivre dans un ménage dirigé par un ouvrier semi ou non qualifié (par comparaison avec un ouvrier qualifié) demeure significatif, l’effet des autres éléments étant contrôlés [sic]. En d’autres termes, les femmes mariées à un ouvrier qualifié ont une fécondité effective plus élevée, ce qui témoigne d’une continuité des logiques de reproduction familiale associées à des types d’économie familiale historiquement ancrés dans cette ville. [L]e travail rémunéré des femmes est une réalité multidimensionnelle qui permet aux familles, au tournant du XXe siècle, d’assurer la subsistance de leur ménage selon une pluralité de formes. Par conséquent, l’impact du travail des femmes sur les comportements de fécondité effective est très complexe et relève de facteurs directs, indirects, économiques et culturels. Enfin, nous remarquons, à Québec et à Manchester, que l’investissement scolaire chez les jeunes filles est davantage associé à des comportements de fécondité malthusiens […].» (p. 74)