Détresse et anxiété chez les étudiants du collégial et recours aux services d’aide socioaffectifs

Détresse et anxiété chez les étudiants du collégial et recours aux services d’aide socioaffectifs

Détresse et anxiété chez les étudiants du collégial et recours aux services d’aide socioaffectifs

Détresse et anxiété chez les étudiants du collégial et recours aux services d’aide socioaffectifss

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Référence bibliographique [19848]

Gosselin, Marc-André et Ducharme, Robert. 2017. «Détresse et anxiété chez les étudiants du collégial et recours aux services d’aide socioaffectifs ». Service Social, vol. 63, no 2017, p. 92-104.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude vise à mesurer l’utilisation des services d’aide ainsi qu’à identifier les facteurs qui facilitent ou qui freinent le processus du recours aux services d’aide chez les étudiants du réseau collégial.» (p. 94)

Questions/Hypothèses :
«[L]es hypothèses suivantes ont été explorées par les auteurs: Les étudiants et les étudiantes utilisent les ressources d’aide. Il existe une différence selon le sexe et l’âge dans la fréquentation des services d’aide, dans les motifs d’utilisation, dans les niveaux de détresse et d’anxiété ainsi que dans les préjugés et attitudes envers la santé mentale. Les niveaux élevés de détresse et d’anxiété indiquent que les étudiants et étudiantes des cégeps ont besoin de services socioaffectifs. Les préjugés en santé mentale nuisent à l’utilisation des services d’aide socioaffectifs.» (p. 94)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Huit cégeps ont participé à cette enquête dont un collège de Montréal, deux de Québec et cinq des régions périphériques. (p. 94) Au total, 12 208 étudiants ont participé à l’étude.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«[O]n peut conclure que les ressources d’aide à l’interne sont utilisées par les trois quarts des répondants et 85 % disent les utiliser à l’externe. Les étudiants qui utilisent les plus les ressources à l’interne sont également ceux qui les utilisent le plus à l’externe et les filles utilisent de telles ressources deux fois plus que les garçons. […] À la lumière des résultats, une grande conclusion s’impose soit la nécessité d’offrir des services d’aide aux étudiants qui éprouvent des difficultés personnelles. Les conflits familiaux, la pression liée à la performance scolaire, l’intimidation et les pensées suicidaires sont des facteurs importants dans la compréhension des problèmes socioaffectifs des étudiants au collégial […]. Il y a une relation significative, bien que faible, entre le score total de préjugés à l’égard de la santé mentale et le nombre d’utilisation des ressources d’aide à l’interne comme à l’externe. En conséquence, les préjugés constituent un frein à l’utilisation des ressources d’aide et plus particulièrement chez les personnes qui ont des pensées suicidaires.» (p. 103) Au sujet des conflits familiaux, «62,2 % des répondants disent avoir vécu de la détresse en lien avec les conflits familiaux et que de ce nombre 29,3 % en ont vécu ''Beaucoup'' ou ''Énormément''. De plus, les résultats indiquent une corrélation de .62 entre les conflits familiaux et le score de détresse et de .44 avec l’anxiété. En définitive, plus on vit de conflits familiaux, plus on ressent de la détresse et de l’anxiété.» (p. 102)