Le désir d’enfant exploré à travers les pratiques de nomination

Le désir d’enfant exploré à travers les pratiques de nomination

Le désir d’enfant exploré à travers les pratiques de nomination

Le désir d’enfant exploré à travers les pratiques de nominations

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Référence bibliographique [19794]

Charton, Laurence, Lemieux, Denise et Ouellette, Françoise-Romaine. 2017. «Le désir d’enfant exploré à travers les pratiques de nomination ». Anthropologie et Sociétés, vol. 41, no 2, p. 157-173.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent article explore le lien étroit entre désir d’enfant, filiation et nomination, en cherchant à préciser comment l’histoire d’un couple et de son désir d’un premier enfant peut éclairer le sens qu’il donne à la venue de celui-ci et la manière avec laquelle il a choisi ses nom et prénom(s).» (p. 158)

Questions/Hypothèses :
«[N]ous développons une hypothèse, qui se dégage de nos travaux récents, selon laquelle leurs choix de nom et de prénom(s) et leurs combinaisons sont liés aux particularités de leurs histoires personnelles et de couple, ainsi qu’à leurs conceptions de l’enfant et de la place qui doit lui être donnée.» (p. 158)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 25 parents (15 mères) du Québec ayant au moins un enfant de moins de 5 ans.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


À la lumière de leurs recherches, les auteures constatent qu’une «majorité des parents interrogés transmet un patronyme en invoquant la tradition ou la norme de leur milieu. Sans déroger à cette tradition, une partie d’entre eux recourt aux prénoms secondaires pour marquer néanmoins la bilatéralité des filiations et le lien à la troisième génération. D’autres, tout en choisissant de transmettre un nom simple ou double, revendiquent une égalité père/mère dans la filiation signifiée aussi à travers les liens familiaux dans les prénoms. D’autres enfin, en attribuant un nom en dehors des conventions et des usages, transmettent un nom double ou par alternance à leurs enfants. Au-delà de l’égalité entre les parents et les lignées, ces parents introduisent la question du genre, en choisissant de créer ‘des lignées de filles’ ou en refusant de prendre en compte le sexe de l’enfant pour choisir son nom. Ainsi, quelles que soient les attentes et les représentations à l’égard de l’enfant, les noms et prénoms qui sont transmis et donnés sont étroitement liés et doivent être analysés comme un tout. Au-delà de leurs fonctions distinctes et des motivations différentes qui guident leur combinaison, les noms et les prénoms transmis apparaissent toujours au centre d’enjeux de filiation, d’identité individuelle et d’appartenance intergénérationnelle et sociale.» (p. 170)