Et si l’intégration sociale de certaines mères immigrantes était affaiblie par leurs conditions de vie et l’expérience de leur fils dans l’univers des gangs de rue?

Et si l’intégration sociale de certaines mères immigrantes était affaiblie par leurs conditions de vie et l’expérience de leur fils dans l’univers des gangs de rue?

Et si l’intégration sociale de certaines mères immigrantes était affaiblie par leurs conditions de vie et l’expérience de leur fils dans l’univers des gangs de rue?

Et si l’intégration sociale de certaines mères immigrantes était affaiblie par leurs conditions de vie et l’expérience de leur fils dans l’univers des gangs de rue?s

| Ajouter

Référence bibliographique [19782]

Brisebois, René-André. 2017. «Et si l’intégration sociale de certaines mères immigrantes était affaiblie par leurs conditions de vie et l’expérience de leur fils dans l’univers des gangs de rue? ». Défi jeunesse, vol. 23, no 2, p. 29-37.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif du présent article était de dresser un portrait de l’intégration sociale de mères immigrantes en démontrant les liens qu’elles entretiennent avec les institutions sociales québécoises (c.-à-d. la famille, l’école, le travail, l’hôpital, la police, le centre jeunesse).» (p. 35)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les données qui ont servi de base à cet article proviennent d’une analyse secondaire des verbatims d’une étude antérieure (Brisebois, 2007). […] Ces parents avaient initialement été recrutés par le biais d’intervenants œuvrant auprès de la clientèle ''jeunes contrevenants'' du Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire. […] Pour le présent article, les 11 mères immigrantes de l’échantillon initial ont été sélectionnées.» (p. 30- 31)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Cette étude révèle que «l’intégration sociale de ces mères immigrantes n’a pas été facile […]. Ayant plusieurs enfants à charge ou n’ayant pu compléter un cheminement académique suffisant, ces mères ont été contraintes de demeurer à la maison pour veiller à l’éducation de leurs enfants ou de se trouver des emplois susceptibles d’assurer la survie économique de la famille. […] Aussi, leur isolement social est plutôt marqué par l’absence d’aide reçue [notamment au niveau du système de santé]. Certaines mères rapportent avoir craint de demander de l’aide, de peur que l’État n’intervienne dans leur famille et leur retire la garde de leurs enfants. […] Pour ces mères, l’école a échoué dans sa tâche d’enseigner aux enfants et de les encadrer suffisamment. D’ailleurs, à leurs yeux, ce manque d’encadrement conduit l’école à développer, bien souvent, des liens étroits avec le service de police. L’école devient alors le premier ''signalant'' ou plutôt, le responsable de la judiciarisation de leur fils.» (p. 35) En ce qui concerne, leur expérience avec les centres jeunesse, «[l]’aide qu’elles disent recevoir est variable, mais quoi qu’il en soit, cette aide est survenue très tardivement dans leur vie, soit après la commission de délits relativement graves de la part de leur fils.» (p. 36)