Le jumelage d’un suivi de groupe à un suivi individualisé axé sur les forces auprès de personnes qui entendent des voix : Une étude exploratoire

Le jumelage d’un suivi de groupe à un suivi individualisé axé sur les forces auprès de personnes qui entendent des voix : Une étude exploratoire

Le jumelage d’un suivi de groupe à un suivi individualisé axé sur les forces auprès de personnes qui entendent des voix : Une étude exploratoire

Le jumelage d’un suivi de groupe à un suivi individualisé axé sur les forces auprès de personnes qui entendent des voix : Une étude exploratoires

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Référence bibliographique [19780]

Breault-Ruel, Stéphanie et St-Onge, Myreille. 2016. «Le jumelage d’un suivi de groupe à un suivi individualisé axé sur les forces auprès de personnes qui entendent des voix : Une étude exploratoire ». Revue canadienne de service social / Canadian Social Work Review, vol. 33, no 1, p. 87-106.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cette recherche était d’évaluer, dans une perspective qualitative, la participation à un suivi de groupe combiné à un suivi individualisé axé sur les forces sur la participation sociale des personnes entendant des voix.» (p. 102) Ce programme appelé ‘’Mieux vivre avec les voix ‘’ «consiste en un groupe axé sur le soutien mutuel et la formation auprès de ces personnes.» (p. 89)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est constitué «de trois femmes et trois hommes âgés entre 41 et 53 ans qui composent avec des voix dérangeantes et qui bénéficient d’un suivi psychiatrique.» (p. 92) Ces derniers fréquentent Le Pavois, un organisme communautaire, situé dans la région de Québec, qui est «voué à l’intégration socioprofessionnelle et scolaire œuvrant auprès de personnes d’âge adulte ayant un trouble mental […]. (p. 89)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Le suivi de groupe combiné au suivi individualisé a permis à la majorité des participants de cheminer dans leur processus de rétablissement. La participation au groupe a entraîné une diminution de la présence des voix et de leur emprise dans la vie des personnes. […] Toutefois, ce n’est pas chez l’ensemble des participants que cela a été remarqué. Certains continuent à entendre autant de voix et la relation qu’ils ont avec celles-ci ne s’est pas modifiée. Le fait d’avoir des difficultés d’ordre social, dans le milieu de vie ou dans le stage semble amener une augmentation de la présence des voix.» (p. 94) «Par ailleurs, la plupart ont affirmé ne pas partager le vécu relié à leurs voix aux membres de leur famille, principalement en raison de leur crainte par rapport à d’éventuelles réactions […].» (p .95) «Le réseau social et familial ainsi que le milieu de vie ont inévitablement une influence sur ce cheminement. La plupart des participants semblent satisfaits de leur réseau et de leur milieu de vie, mais lorsqu’ils y rencontrent des difficultés, cela a des impacts sur la présence des voix.» (p. 98) Les auteures constatent que «la stigmatisation ne frappe pas seulement les personnes qui entendent des voix, mais également leur famille. Le rétablissement des familles doit être mis de l’avant dans l’intervention. […] Une famille mieux informée est plus à l’écoute, plus ouverte et plus présente dans le cheminement de la personne.» (p. 102 )