Projets identitaires parentaux des couples mixtes au Québec et au Maroc. Similitudes et effets du contexte national

Projets identitaires parentaux des couples mixtes au Québec et au Maroc. Similitudes et effets du contexte national

Projets identitaires parentaux des couples mixtes au Québec et au Maroc. Similitudes et effets du contexte national

Projets identitaires parentaux des couples mixtes au Québec et au Maroc. Similitudes et effets du contexte nationals

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Référence bibliographique [19540]

Therrien, Catherine et Le Gall, Josiane. 2017. «Projets identitaires parentaux des couples mixtes au Québec et au Maroc. Similitudes et effets du contexte national ». Recherches familiales, vol. 14, no 1, p. 55-66.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’article a pour objectif d’examiner l’impact du contexte national sur la mixité conjugale et plus spécifiquement sur les processus de transmission identitaire à travers une comparaison du contexte marocain et du contexte québécois.» (p. 55)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’étude québécoise comprend 80 couples (60 à Montréal et 20 en région), mariés (un peu plus de la moitié) ou en cohabitation, âgés de 25 à 40 ans et parents d’au moins un enfant en bas âge. Les entrevues ont été réalisées simultanément avec les deux conjoints dans 37 cas. [...] L’enquête marocaine, quant à elle, a touché l’histoire de 31 couples, âgés entre 27 et 69 ans. 28 couples étaient mariés ou avaient été mariés et 3 vivaient en concubinage. 26 d’entre eux avaient des enfants. […] 21 entretiens ont été faits avec les deux conjoints du couple, 10 femmes ont été rencontrées seules.» (p. 57-58)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les projets identitaires parentaux des couples mixtes sont influencés par de nombreux facteurs: les groupes d’appartenance auxquels s’identifient les parents, les rapports entretenus avec les familles et les belles-familles, l’intensité et la fréquence des liens transnationaux tissés ou maintenus avec le pays d’origine du conjoint étranger, la distanciation que certains individus ont pris avec les repères de leur socialisation ainsi que les rapports de genre. […] La comparaison des deux contextes nous amène effectivement à montrer que malgré la différence fondamentale qui existe entre une terre d’immigration […] ouverte aux différences culturelles qui a fait un choix de laïcité (Québec) et un pays d’émigration […] ouvert sur l’ailleurs, mais qui tente de préserver une cohésion sociale cimentée autour de la religion musulmane (Maroc), les projets identitaires parentaux comportent de nombreuses similitudes. [L]e pluralisme social unique qui caractérise le Québec et le maintien de différents marqueurs de l’identité ethnique qui y est observé façonnent fortement l’idéologie pluraliste qui est observée chez les couples mixtes. Le Québec se caractérise en effet par le maintien des langues maternelles ou de la religion (chez les immigrants) qui serait plus marqué qu’ailleurs au Canada ou en Amérique du Nord […].» (p. 63)