Anorexie, boulimie et société : Penser des corps qui dérangent

Anorexie, boulimie et société : Penser des corps qui dérangent

Anorexie, boulimie et société : Penser des corps qui dérangent

Anorexie, boulimie et société : Penser des corps qui dérangents

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Référence bibliographique [19524]

Godin, Laurence. 2016. Anorexie, boulimie et société : Penser des corps qui dérangent. Coll. «Problèmes sociaux et interventions sociales». Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Par l’examen d’une variété de discours scientifiques sur la dimension sociale de l’anorexie et de la boulimie, issus entre autres de la psychiatrie, de la psychologie, des gender studies et des neurosciences, l’auteure de cet ouvrage présente les diverses conceptions de l’individu et de son rapport à la société qui organisent cette littérature. [L]’auteure se penche entre autres sur la relation entre le corps et la santé mentale pour dégager des pistes de réflexion qui pourraient permettre de lier l’intime et le social.» (quatrième de couverture)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Les troubles alimentaires «sont […] une diversité d’expériences uniques, situées et incarnées, inextricablement liées au contexte dans lequel elles prennent place. De fait, les troubles alimentaires ne peuvent jamais être saisis hors de la norme; ils n’existent que parce qu’ils l’enfreignent. […] Or, dans l’anorexie et la boulimie, le rapport à la norme semble hautement tordu, alliant en apparence une conformité excessive aux attentes qui pèsent sur tout un chacun et un rejet pur et simple du lien social. […] L’analyse par la famille pense les troubles alimentaires comme le fruit de relations malsaines entre parents et enfants qui non seulement expliquent les failles dans la personnalité ou dans la “consistance interne” de ce dernier, mais déterminent aussi la manière dont ces défauts se donnent à voir et à vivre.» (p. 209-210) Notamment, «[c]’est […] dans l’ambiance familiale, dans l’attitude et la personnalité du père et de la mère, dans la relation mère-enfant et dans les qualités particulières de la communication entre les membres du groupe que Bruch cherche [à comprendre l’anorexie].» (p. 101) Le chapitre 6 de cet ouvrage se penche sur différents courants théoriques mobilisant le rôle de la famille pour expliquer le développement de l’anorexie et de la boulimie.