La prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables par les grand-mères au Burkina Faso : vers une piste d’intervention féministe face à l’épidémie du VIH/sida

La prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables par les grand-mères au Burkina Faso : vers une piste d’intervention féministe face à l’épidémie du VIH/sida

La prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables par les grand-mères au Burkina Faso : vers une piste d’intervention féministe face à l’épidémie du VIH/sida

La prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables par les grand-mères au Burkina Faso : vers une piste d’intervention féministe face à l’épidémie du VIH/sidas

| Ajouter

Référence bibliographique [1943]

Giroux, Catherine. 2008. «La prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables par les grand-mères au Burkina Faso : vers une piste d’intervention féministe face à l’épidémie du VIH/sida». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, École de travail social.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«À partir d’un cadre théorique féministe radical matérialiste [...], l’étude vise à comprendre la place et l’expérience des grands-mères qui prennent en charge des OEV [orphelins et enfants vulnérables, au Burkina Faso] dans un contexte de rapports de pouvoir multiples : entre les hommes et les femmes (sexe/genre), selon le niveau socioéconomique (classe sociale) et l’appartenance ethnique ou culturelle (ethnicité, colonialisme) pour voir les possibilités d’orienter les pratiques d’intervention pour les appuyer.» (p.viii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Observations au sein de 3 familles burkinabè et de 12 organismes de lutte contre le sida.
Entrevues auprès de 8 individus travaillant avec les orphelins et les enfants vulnérables au Burkina Faso.

Instruments :
Grille d’observation
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«On dénombre au Burkina Faso environ 2,1 millions d’OEV dû à l’épidémie du sida (PNUD et al., 2003). Dans plus de 62% des cas, ils seront pris en charge par leurs grand-mères (ONUSIDA, 2004), considérées comme les mieux placées pour prendre soin de ces enfants. Elles vivent de grandes difficultés économiques, psychologiques et physiques (OMS, 2002). Peu d’information existe concernant ces femmes burkinabè et les interventions dans le domaine des OEV sont centrées sur les enfants et non sur les femmes qui les prennent en charge. [...] A partir des données, nous observons que les grand-mères vivent de multiples difficultés. Les associations ne tiennent pas compte d’elles dans leurs interventions. Les intervenants qualifient l’identité des grand-mères en termes essentialistes de la ’nature de la femme’ basée sur l’amour inconditionnel, les soins et la survie des petits-enfants, tous des éléments rattachés à la sollicitude. Nous notons que le concept de sollicitude est un outil d’exploitation de la classe des femmes par la classe des hommes. Cet outil passe au travers les catégories identitaires conjuguées au service de plusieurs systèmes d’oppression que sont : le patriarcat, le capitalisme et les systèmes ethniques basés sur la tradition. En conclusion, les grand-mères sont des actrices importantes à prendre en compte dans la lutte au VIH/sida et nous devons intégrer une analyse féministe dans l’intervention.» (p.viii)