Relations d’objets et difficultés d’adaptation chez les enfants exposés à la violence conjugale

Relations d’objets et difficultés d’adaptation chez les enfants exposés à la violence conjugale

Relations d’objets et difficultés d’adaptation chez les enfants exposés à la violence conjugale

Relations d’objets et difficultés d’adaptation chez les enfants exposés à la violence conjugales

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Référence bibliographique [19361]

Turcotte, Nadia. 2015. «Relations d’objets et difficultés d’adaptation chez les enfants exposés à la violence conjugale». Thèse de doctorat, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cette thèse par articles, le premier article «vise d’abord à déterminer si les relations d’objet diffèrent chez les enfants exposés à la violence conjugale en comparaison avec ceux qui ne vivent pas cette problématique. Ensuite, nous vérifierons s’il existe un lien entre les relations d’objet et les difficultés d’adaptation des enfants exposés à la violence conjugale.» (p. iv) Le deuxième article explore «les figures parentales présentes dans le monde interne [d’]enfants exposés à la violence conjugale.» (p. v)

Questions/Hypothèses :
Dans le premier article, «[t]rois hypothèses sont testées [...]. Premièrement, nous postulons que les enfants exposés à la violence conjugale vivent davantage de difficultés d’adaptation (intériorisées et extériorisées) que les enfants qui n’y sont pas exposés. Deuxièmement, nous proposons que les enfants exposés à la violence conjugale intériorisent des objets de moins bonne qualité que les enfants non-exposés à cette problématique. La troisième hypothèse concerne uniquement le groupe d’enfants exposés à la violence conjugale. Nous postulons qu’il existe des corrélations entre la qualité des relations d’objet et leurs difficultés d’adaptation (intériorisées et extériorisées).» (p. 104-105)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Le premier article est basé sur la participation de dix enfants exposés à la violence conjugale, de onze enfants non-exposés, et des mères de chacun d’entre eux. Pour le deuxième article, quatre des dix enfants exposés à la violence conjugale ont participé à la collecte de données. Les interactions mères enfants ont été observées pour les deux articles.

Instruments :
- Questionnaires (article 1)
- Échelle Social Cognition and Object Relations Scale (SCOR) I, II et III (article 1)
- Échelle Child Behavior Checklist (article 1 et 2)
- Children’s Apperception Test (article 2)

Type de traitement des données :
Analyse statistique (article 1)
Analyse de contenu (article 2)

3. Résumé


Les résultats du premier article montrent que «[p]lus les enfants exposés perçoivent les relations de façon complexe, moins ils présentent de problèmes extériorisés. Plus ils perçoivent les relations positivement, plus ils présentent de problèmes intériorisés. Enfin, plus ces enfants sont en mesure de s’investir affectivement dans les relations, moins ils présentent de difficultés extériorisées. Les groupes ne diffèrent pas au niveau de la qualité des relations d’objet. Cette étude souligne l’importance de s’intéresser aux relations d’objet de l’enfant pour mieux comprendre ses difficultés d’adaptation.» (p. 32) Le deuxième article montre que «[d]es points communs et des divergences sont remarqués entre les enfants. Parmi les points communs, retenons l’anxiété envers la figure maternelle, l’évitement et l’inhibition ainsi que l’absence de triangulation typique du conflit œdipien. De plus, trois enfants sur quatre perçoivent une figure paternelle faible et diminuée. Une meilleure connaissance des figures parentales permet d’améliorer les interventions menées auprès de ces enfants.» (p. 75)