Analyse évolutionniste de l’abus physique et de la négligence envers les enfants : contribution à une approche différentielle de ces deux formes de mauvais traitements

Analyse évolutionniste de l’abus physique et de la négligence envers les enfants : contribution à une approche différentielle de ces deux formes de mauvais traitements

Analyse évolutionniste de l’abus physique et de la négligence envers les enfants : contribution à une approche différentielle de ces deux formes de mauvais traitements

Analyse évolutionniste de l’abus physique et de la négligence envers les enfants : contribution à une approche différentielle de ces deux formes de mauvais traitementss

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Référence bibliographique [19274]

Lopez Fraga, Leonor. 2016. «Analyse évolutionniste de l’abus physique et de la négligence envers les enfants : contribution à une approche différentielle de ces deux formes de mauvais traitements». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente étude a comme but d’analyser les mécanismes associés à l’émergence des deux formes les plus courantes de mauvais traitements: l’abus physique et la négligence. Précisément, elle aborde le lien entre les conditions environnementales, particulièrement en ce qui a trait à la rareté et à l’instabilité des ressources matérielles et sociales, les caractéristiques des enfants et des parents et le statut parental avec la sévérité et la chronicité de ces formes de maltraitance.» (p. xiii)

Questions/Hypothèses :
«À partir des processus distaux proposés par la perspective évolutionniste, deux séries d’hypothèses sont avancées: la première série concerne uniquement les cas où le responsable des mauvais traitements est un parent biologique, et la deuxième série est formulée sans égard au statut parental.» (p. xiii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les analyses de l’étude s’appuient sur des données recueillies dans la cadre de l’Étude d’incidence québécoise (EIQ-2008), le volet québécois d’une vaste enquête pancanadienne quinquennale sur les situations évaluées par les services de protection de la jeunesse. […] Parmi les 3079 cas de signalements répertoriés dans cette enquête, un échantillon de 556 cas d’enfants victimes d’abus physique (n = 241) et de négligence (n = 315) comme problématiques uniques a été sélectionné, sans égard au statut parental du responsable des mauvais traitements. Parmi ces cas, un sous-échantillon a été formé comprenant uniquement les 438 situations d’abus physique (n = 164) et de négligence (n = 274) perpétrées par un parent biologique.» (p. xiii)

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats révèlent, d’abord, l’association différentielle attendue des variables environnementales sur le type de mauvais traitement. Les variables indicatrices de rareté de ressources matérielles et sociales dans le contexte familial prédisent davantage la négligence que l’abus physique, tandis que la variable violence domestique, témoignant de la dangerosité et de la présence de conflits dans l’environnement familial, prédit davantage l’abus physique que la négligence vécus par les enfants de notre échantillon. L’analyse des interactions entre les caractéristiques du parent et les variables environnementales permet de préciser davantage les effets principaux dans les cas où le responsable des mauvais traitements est un parent biologique. Cette analyse suggère que les pères perpètrent davantage de mauvais traitements envers leurs enfants que les mères dans des conditions de rareté des ressources ou de dangerosité dans le contexte familial. De plus, l’accumulation de facteurs de risque dans l’environnement familial prédit une chronicité accentuée des mauvais traitements chez les pères, plutôt que chez les mères. En outre, les résultats suggèrent des différences sexuelles chez les figures parentales par rapport à la sévérité des mauvais traitements selon leur statut parental: pour les parents biologiques, la sévérité des mauvais traitements est plus importante chez les pères, tandis que pour les parents non biologiques, la sévérité est plus importante pour les figures parentales féminines.» (p. xiii-xiv)