La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sept ans plus tard : portrait des jeunes, des trajectoires et des pratiques. Résumé

La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sept ans plus tard : portrait des jeunes, des trajectoires et des pratiques. Résumé

La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sept ans plus tard : portrait des jeunes, des trajectoires et des pratiques. Résumé

La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sept ans plus tard : portrait des jeunes, des trajectoires et des pratiques. Résumés

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Référence bibliographique [19250]

Lafortune, Denis, Rossi, Catherine, Boivin, Rémi, Cousineau, Marie-Marthe, Dionne, Jacques, Drapeau, Sylvie, Guay, Jean-Pierre, Fenchel, François, Laurier, Catherine, Meilleur, Dominique et Trépanier, Jean. 2015. La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sept ans plus tard : portrait des jeunes, des trajectoires et des pratiques. Résumé. Québec: Gouvernement du Québec, Ministère de la Santé et des Services sociaux, Fonds de recherche du Québec - Société et culture, rapport no 2011-TA-144097.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Le résumé donne un aperçu du modèle québécois d’intervention en matière de délinquance juvénile, sept ans après l’adoption de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA).

Questions/Hypothèses :
«[L]es travaux entrepris dans le cadre de cette action concertée doivent permettre de répondre aux questions suivantes: quels sont les éléments qui influencent la décision d’un policier d’imposer des mesures extrajudiciaires ou non? De nos jours, quel est le portrait de la délinquance juvénile officielle au Québec? Quelles sont les caractéristiques des adolescents auteurs de ces infractions, selon qu’ils aient bénéficié ou non de mesures et sanctions extrajudiciaires? Qu’ils aient été condamnés ou non à des peines spécifiques?» (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données quantitatives proviennent de deux sources. Tout d’abord, elles proviennent de 13 686 décisions policières prises entre 2003 et 2010. Elles proviennent également des banques de données informationnelles (BDI). Le volet qualitatif est basé sur la participation de 52 intervenants, policiers et acteurs judiciaires, 35 jeunes et 25 parents.

Instruments :
- Guide d’entretien (intervenants, policier et acteurs judiciaires)
- Guide d’entretien semi-directif (jeunes et parents)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Analyse statistique

3. Résumé


Le résumé offre le point de vue de plusieurs acteurs reliés à la problématique de la délinquance juvénile: les intervenants, les acteurs judiciaires, les policiers, mais aussi les jeunes contrevenants et leur famille. «Aux yeux des jeunes et leurs parents, le système de justice pénale devrait poursuivre deux objectifs: la dissuasion et l’accompagnement des personnes. S’ils ne posent pas un regard uniforme sur l’ensemble des pratiques professionnelles dont ils ont été témoins, jeunes et parents reviennent néanmoins assez souvent sur la peur d’être exposé à des jugements péjoratifs et de faire l’objet d’un étiquetage. Plusieurs expriment aussi s’être sentis vulnérables face à l’appareil judiciaire. Cette impression est plus forte lorsqu’il s’agit de transiger avec des policiers et éducateurs en position d’autorité et qui peuvent intervenir de façon plus contraignante. L’expérience des procédures judiciaires semble particulièrement difficile pour les parents, qui se disent peu sollicités par les intervenants, peu informés des délits commis par leur adolescent, des délais à anticiper et des dénouements possibles. L’impression que les adolescents moins bien adaptés, présentant des troubles de comportement ou vivant des difficultés personnelles voient leur situation injustement judiciarisée est aussi bien présente dans le propos des parents. Le sentiment d’être laissés en plan est partagé par plusieurs et risque d’affecter la collaboration des parents avec les professionnels, mais aussi leur perception des institutions en général. Une des principales conclusions de l’étude est donc qu’il importe de mieux les informer, les soutenir et les impliquer.» (p. 7)