Liens longitudinaux entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs, de l’adolescence à l’émergence de l’âge adulte

Liens longitudinaux entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs, de l’adolescence à l’émergence de l’âge adulte

Liens longitudinaux entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs, de l’adolescence à l’émergence de l’âge adulte

Liens longitudinaux entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs, de l’adolescence à l’émergence de l’âge adultes

| Ajouter

Référence bibliographique [19174]

Dussault, Frédéric. 2016. «Liens longitudinaux entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs, de l’adolescence à l’émergence de l’âge adulte». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de psychologie.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif principal de la présente recherche doctorale [par articles] était […] d’examiner la relation concurrente et longitudinale des problèmes de jeu et des symptômes dépressifs, tout en s’intéressant à des facteurs de risque et de protection communs aux deux types de problèmes. Pour ce faire, deux objectifs spécifiques ont été poursuivis. Le premier objectif [qui correspond à l’Article 1] visait à examiner les trajectoires développementales, simples et jointes, des problèmes de jeu et des symptômes dépressifs entre l’adolescence et le début de l’âge adulte. […] Le second objectif [qui correspond à l’Article 2] consistait à vérifier si l’impulsivité et le risque socio-familial peuvent expliquer les liens concomitants et possiblement longitudinaux entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs. De plus, le second objectif visait à examiner les éventuels liens croisés entre les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs de l’adolescence au début de l’âge adulte, et ce, lorsque des facteurs antécédents communs étaient contrôlés.» (p. vi)

Questions/Hypothèses :
In relation to the first article, «[we] expected that high/chronic levels of gambling problems would have a strong association with high/chronic levels of depressive symptoms. However, we expected to find a certain number of participants high on depressive symptoms but not on gambling problems, given that depressive problems are more prevalent than gambling problems in the general population.» (p. 34)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
For both articles, «[p]articipants were part of an ongoing longitudinal study that started in 1984 with 1162 kindergarten boys. They attended 53 schools in economically disadvantaged areas in Montreal, Canada (Mean age = 6.02; SD = .52). Impulsivity data were collected when the boys were 14 years old. Data on the quality of the relationship with parents and friends were collected when the boys were 14 and 15 years old. Gambling and depression data were collected at ages 17, 23 and 28 years. To be included in the first study, participants had to have valid gambling and depression data during at least one of the three measurement times, resulting in [a sample] of 888 [men].» (p. 35) «Complete data for all assessments was not necessary [for the second study]. Therefore, all participants who provided valid data on at least one of the measures were included in the main analysis, resulting in a final [sample] of 1004.» (p. 71)

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats issus du premier article suggèrent qu’il y aurait, entre l’adolescence et le début de l’âge adulte, quatre trajectoires jointes de problèmes de jeu et de symptômes dépressifs. Les résultats suggèrent aussi que l’impulsivité prédit l’appartenance à toutes les trajectoires de problèmes et que la qualité de la relation avec les parents prédit l’appartenance aux trajectoires de symptômes dépressifs. De plus, un effet d’interaction entre le risque socio-familial et la qualité relationnelle avec le meilleur ami prédirait l’appartenance à la trajectoire jointe problèmes de jeu élevés/symptômes dépressifs élevés.» (p. vii) À ce titre, le risque socio-familial fait «référence à des situations comme la pauvreté, la séparation/le divorce, un faible niveau d’éducation des parents et la parentalité précoce.» (p. 13) «Les résultats issus du second article suggèrent que lorsque sont considérés des facteurs de risque commun aux problèmes de jeu et aux symptômes dépressifs, la corrélation entre les deux types de problèmes disparaît. Par contre, une fois les deux problèmes installés, l’impulsivité et le risque socio-familial voient leur influence disparaître. En outre, une fois en place, les problèmes de jeu et les symptômes dépressifs vont, comme dans un cercle vicieux, s’influencer mutuellement à travers le temps. […] En conclusion, […] les résultats soulignent la contribution de variables familiales, personnelles et relationnelles dans le développement de ces problèmes. Certaines de ces variables sont communes aux deux types de problèmes alors que d’autres sont spécifiques à l’un ou à l’autre problème.» (p. vii)