Maternité en exil : la construction d’un réseau de soutien à Montréal

Maternité en exil : la construction d’un réseau de soutien à Montréal

Maternité en exil : la construction d’un réseau de soutien à Montréal

Maternité en exil : la construction d’un réseau de soutien à Montréals

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Référence bibliographique [19152]

Collins, Stéphanie. 2016. «Maternité en exil : la construction d’un réseau de soutien à Montréal». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, Département d’anthropologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce mémoire […] propose de documenter les réseaux de soutien des femmes immigrantes d’origine maghrébine. Plus précisément, il aborde l’aide attendue et reçue lors de leur expérience de maternité.» (p. iii)

Questions/Hypothèses :
«Quelle est la portée de l’expérience périnatale dans la (re)construction des réseaux de soutien pour les immigrantes d’origine maghrébine installées à Montréal?» (p. 28)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Dans le cadre de cette recherche, «deux intervenantes de Côte-des-Neiges et trois intervenantes d’organismes communautaires à mission différentes d’Ahuntsic-Cartierville ont été rencontrées individuellement […].» (p. 35) L’échantillon compte aussi 19 mères issues de l’immigration (pays du Maghreb, Afghanistan, Syrie) vivant dans Côtes-des-Neiges et Ahuntsic.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les attentes que les mères immigrantes originaires du Maghreb ont à l’égard de leur entourage concernent principalement leur famille et leur conjoint. Cette attention particulière s’explique en partie par l’importance accordée à la famille et la valorisation de la maternité dans la culture maghrébine. Ce sont en partie les attentes qui motivent les stratégies employées par les femmes pour obtenir de l’aide. En effet, malgré la distance, les mères espèrent retrouver certaines formes de soutien traditionnelles, dispensées par les membres féminins, soit à travers le maintien des liens via les canaux de communication modernes ou en recréant un réseau de soutien local féminin […]. Le soutien attendu correspond au soutien informatif (lié aux soins du bébé), instrumental (corvées de ménage, repas, soin des aînés) et moral (pouvoir se confier, socialiser, etc.). Les attentes des participantes peuvent être transférées vers d’autres membres de leur réseau de soutien en cas d’absence des membres de la famille. Les propos recueillis auprès des mères immigrantes ont permis de constater que les expériences périnatale et postnatale offrent avant tout des opportunités de se construire un réseau de soutien local. Toutefois, les femmes qui ont eu peu d’opportunités lors de ces deux périodes, semblent se tourner davantage vers leur réseau transnational.» (p. 73)