L’expérience des femmes consultant pour un avortement spontané sans prise en charge chirurgicale au CHU Sainte-Justine

L’expérience des femmes consultant pour un avortement spontané sans prise en charge chirurgicale au CHU Sainte-Justine

L’expérience des femmes consultant pour un avortement spontané sans prise en charge chirurgicale au CHU Sainte-Justine

L’expérience des femmes consultant pour un avortement spontané sans prise en charge chirurgicale au CHU Sainte-Justines

| Ajouter

Référence bibliographique [19076]

Belleau, Joanie. 2016. «L’expérience des femmes consultant pour un avortement spontané sans prise en charge chirurgicale au CHU Sainte-Justine». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département des sciences infirmières.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but de ce projet est de mieux comprendre l’expérience des femmes qui consultent à l’urgence gynécologique du CHU [centre hospitalier universitaire] Sainte-Justine pour un avortement spontané au premier trimestre de la grossesse, ne nécessitant pas une prise en charge chirurgicale.» (p. ii)

Questions/Hypothèses :
«[L]es programmes [de soutien pour les femmes ayant vécu un avortement spontané] s’adressent davantage à la clientèle vivant une perte avancée en grossesse. Les femmes mettent au monde leur enfant. Elles ont ensuite la possibilité de faire sa connaissance, de le bercer pour ainsi immortaliser des souvenirs. Toutes ces interventions sont bénéfiques pour le processus du deuil, mais qu’en est-il pour les femmes vivant une fausse-couche au premier trimestre de la grossesse?» (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de cinq femmes ayant consulté à l’urgence gynécologique du CHU Sainte-Justine pour cause d’avortement spontané durant le premier trimestre.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats mettent en lumière différents aspects de l’expérience que vivent les femmes qui subissent une fausse-couche en début de grossesse. «Les femmes ressentaient un manque de contrôle important face à leur expérience. […] Dans le contexte de l’étude présente, le manque d’emprise sur leur vie ressenti par les femmes à ce moment précis semblait majeur dans leur expérience de fausse-couche. […] En fait, les femmes exprimaient ne plus pouvoir gérer leur vie, elles étaient complètement à la merci des professionnels de la santé qui leur dictaient la conduite à suivre pour leur état de santé.» (p. 100) L’auteure montre que «[l]es participantes de l’étude ont aussi mentionné apprécier le fait de pouvoir être rencontrées en première ligne par un gynécologue et dans un établissement spécifique à leur problématique de santé.» (p. 105) Quant au sentiment d’être écoutées, les participantes montrent que «certains propos ou agissements des membres du personnel ont eu un impact négatif sur l’expérience des femmes. Le manque d’écoute et d’empathie semblaient être des irritants majeurs pour toutes les femmes qui vivaient une perte périnatale, et ce, peu importe le terme de la grossesse.» (p. 106)