La gentrification de la Petite-Patrie. Quelle place et quel pouvoir pour les aînés?

La gentrification de la Petite-Patrie. Quelle place et quel pouvoir pour les aînés?

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Référence bibliographique [182]

Lavoie, Jean-Pierre, Burns, Victoria, Damaris, Rose et Covanti, Véronique. 2011. «La gentrification de la Petite-Patrie. Quelle place et quel pouvoir pour les aînés? ». Diversité urbaine, vol. 11, no 1, p. 59-80.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Notre étude vise à mieux comprendre l’expérience qu’ont les personnes âgées de la gentrification du quartier dans lequel elles habitent ou qu’elles ont quitté récemment. Plus spécifiquement, il s’agit 1) d’obtenir les perceptions qu’ont les personnes âgées du processus de gentrification, 2) de comprendre de quelle manière celui-ci contribue aux dynamiques d’exclusion sociale des aînés ou les amoindrit et 3) de décrire les stratégies des personnes âgées pour contrer leur exclusion sociale s’il y a lieu.»

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
18 personnes âgées de 63 à 89 ans habitant le quartier de La Petite-Patrie.

Instruments :
Guide d’entretiens semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Pour les résidents qui vieillissent, le quartier gagne en importance. Dans une dynamique de déprise associée au grand âge, les géographies personnelles diminuent. Les relations sociales tendent alors à se restreindre au quartier qui fournit un sentiment de sécurité. C’est pourquoi les gérontologues favorisent le vieillir chez soi. Toutefois, lorsque le quartier est en plein changement, quelles sont les répercussions sur les résidents âgés ? […] Ces bouleversements, dont certains sont liés à la gentrification, et la déprise associée au vieillissement semblent se conjuguer pour rendre les personnes âgées de plus en plus invisibles et exclure les plus démunies de l’espace public.» (p. 59) Le réseau familial apparaît plus important dans ce contexte puisque les personnes âgées «[…] ne peuvent qu’agir sur elles-mêmes en s’adaptant ou alors faire appel à la famille, principalement à leurs enfants, pour compenser la perte d’activités, de fréquentations d’espaces familiers et de contacts avec leurs pairs.» (p. 76)