L’agression sexuelle à l’égard des mineurs en territoires nordiques : perceptions des intervenants

L’agression sexuelle à l’égard des mineurs en territoires nordiques : perceptions des intervenants

L’agression sexuelle à l’égard des mineurs en territoires nordiques : perceptions des intervenants

L’agression sexuelle à l’égard des mineurs en territoires nordiques : perceptions des intervenantss

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Référence bibliographique [1792]

Morin, Emmanuel et Lafortune, Denis. 2008. «L’agression sexuelle à l’égard des mineurs en territoires nordiques : perceptions des intervenants ». Revue canadienne de santé mentale communautaire / Canadian Journal of Community Mental Health, vol. 27, no 1, p. 93-110.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude a pour objectif général de décrire et de comprendre comment les intervenants des territoires du Nunavik perçoivent les spécificités ’nordiques’ du dévoilement d’agressions sexuelles à l’égard des mineurs, ainsi que les réactions de l’entourage des jeunes victimes.» (p.93)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Quinze intervenants (hommes et femmes) allochtones et inuits, provenant des villages d’Inukjuak, de Puvirnituq et de Salluit, ont été rencontrés.» (p.93)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Cette analyse montre que diverses caractéristiques ont été attribuées au contexte nordique par les intervenants : l’importance du patriarcat dans la vie ancestrale, la consommation d’alcool, l’isolement géographique et l’étroitesse des rapports interpersonnels.» (p.93) Les auteurs relèvent aussi certains facteurs familiaux, dont la faible supervision parentale et les pressions exercées par la famille élargie ou par les familles dominantes de la communauté pour maintenir le silence au sujet des agressions sexuelles. «Une grande pudeur restreindrait les discussions à caractère sexuel tout en limitant la diffusion de messages préventifs. Plusieurs se questionnent aussi sur les effets du ’mentorat’ plus faible qu’exerceraient maintenant les aîné(e)s dans les villages. La qualité des relations de travail entre intervenants inuits et allochtones paraît varier sensiblement d’un village à l’autre, en fonction du nombre d’intervenants allochtones présents dans la communauté, de la durée de leur passage et du degré de leur implication. Compte tenu de la très grande rareté des travaux portant sur les jeunes victimes d’agression sexuelle au Nunavik, il est apparu pertinent d’interroger tout d’abord les intervenants.» (p.93)