La pertinence de l’inquiétude parentale pour le développement langagier du jeune enfant référé en psychiatrie

La pertinence de l’inquiétude parentale pour le développement langagier du jeune enfant référé en psychiatrie

La pertinence de l’inquiétude parentale pour le développement langagier du jeune enfant référé en psychiatrie

La pertinence de l’inquiétude parentale pour le développement langagier du jeune enfant référé en psychiatries

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Référence bibliographique [17917]

Smolla, Nicole, Béliveau, Marie-Julie, Noël, Raphaële, Breault, Chantale, Lévesque, Alain, Berthiaume, Claude et Martin, Véronique. 2015. «La pertinence de l’inquiétude parentale pour le développement langagier du jeune enfant référé en psychiatrie ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 36, no 3, p. 235-263.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but de la présente étude est d’examiner […] la prévalence des déficits langagiers et la sensibilité de l’inquiétude parentale pour le développement langagier à l’égard de ces déficits, considérant que l’inquiétude parentale constitue l’un des ingrédients essentiels d’une demande d’intervention et de services pour ces enfants.» (p. 236)

Questions/Hypothèses :
«Les questions examinées dans la présente étude sont les suivantes: (1) dans un échantillon d’enfants de 3 à 5 ans référés en psychiatrie, quelle est la prévalence des déficits langagiers? (2) Quel est le pourcentage de parents inquiets pour le langage de leur enfant? […] (3) Dans l’échantillon clinique retenu, quel est le niveau de sensibilité et de spécificité de l’inquiétude parentale pour le développement langagier, à l’égard du diagnostic d’un trouble du langage chez l’enfant? Finalement, (4) des caractéristiques personnelles, comportementales et familiales des enfants permettraient-elles de distinguer les quatre groupes de parents?» (p. 240)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur les dossiers cliniques de 191 enfants (3 à 5 ans) ayant eu une évaluation psychiatrique. Les participants ont été recrutés à la Clinique psychiatrique de la petite enfance de l’Hôpital Rivière-des-Prairies de Montréal. Les parents ont été questionné.

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Deux parents répondants sur trois se sont dits inquiets pour le développement langagier de leur enfant. Ce taux est nettement plus élevé que ceux obtenus auprès d’échantillons normatifs (Glascoe, 1998: 8,4 % pour langage réceptif, 24 % pour langage expressif), mais concorde avec les taux de déficits langagiers retrouvés dans les échantillons cliniques. […] Dans notre échantillon, la présence d’inquiétude parentale pour le langage correspond presque à coup sûr à un diagnostic médical sur ce plan […]. Vus sous cet angle, nos résultats appuient assurément la pertinence de l’inquiétude parentale pour le langage dans le repérage des enfants qui éprouvent des déficits langagiers, du moins avec une clientèle référée en psychiatrie. […] Nos résultats appuient donc l’idée que l’inquiétude du parent concernant le développement du langage de son enfant devrait être prise très au sérieux par les professionnels. Poser la question aux parents de façon systématique lors des suivis médicaux de routine par les infirmières et/ou médecins vers l’âge de 2-3 ans pourrait être une façon très simple et peu couteuse de dépister rapidement ce type de problème afin d’orienter les parents vers les ressources appropriées.» (p. 254-255)