Plans nationaux sur les violences faites aux femmes : un regard international

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Plans nationaux sur les violences faites aux femmes : un regard internationals

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Référence bibliographique [17914]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif général du projet est de documenter les grands courants qui jalonnent les différentes formes de violences faites aux femmes aux plans de la recherche, des politiques et des programmes développés au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. L’objectif général se décline en quatre objectifs spécifiques: [d]écrire les violences faites aux femmes selon la perspective des programmes développés au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde en s’attachant particulièrement aux formes de violence prises en compte dans ces programmes […]. Décrire les programmes nationaux et initiatives porteuses en matière de violences faites aux femmes développés au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde […]. Analyser les approches théoriques sur lesquelles s’appuient les pays ayant développé des programmes de manière à évaluer la place accordée aux approches féministes […]. Analyser la politique gouvernementale mise en place au Québec en matière de violence conjugale à partir des données issues des objectifs 1, 2 et 3 et dégager des pistes de réflexion ou d’orientation pour des politiques futures.» (p. 11)

Questions/Hypothèses :
«Quelles sont les formes de violences faites aux femmes prises en compte dans les programmes nationaux? Quelles sont les approches théoriques sur lesquelles s’appuient ces programmes développés par les gouvernements? Quelle est la place du genre et des contextes de vulnérabilité dans ces programmes?» (p. 10)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’analyse repose sur «des documents officiels (rédigés en anglais ou en français) et scientifiques décrivant les programmes mis en œuvre en matière de violences faites aux femmes entre 1999 et 2014.» (p. 13) L’échantillon compte onze plans nationaux de pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«En réponse à notre objectif visant à décrire les programmes nationaux ou initiatives porteuses en matière de violences faites aux femmes, plusieurs constats peuvent être faits. L’analyse des dix plans nationaux retenus pour le présent projet permet de constater le large éventail de formes de violences prises en considération. Ces pays s’inscrivent ainsi dans la perspective d’ONU Femmes (2012) selon laquelle il est important d’aborder les différentes formes et manifestations de la violence faite aux femmes de manière à ce que la politique et leur plan d’action prennent en compte leurs caractères communs. […] Au sein de notre échantillon, on retrouve les formes de violence bien connues et prises en charge depuis plusieurs années au Québec, telles que la violence conjugale, les agressions sexuelles ou la traite des personnes. Les plans font cependant émerger de nouvelles formes de violence ; qui ne sont pas nouvelles dans les faits, mais qui sont surtout mieux identifiées, nommées et mesurées telles que le harcèlement sexuel au travail. Les formes de violence en lien avec des traditions culturelles telles que le mariage arrangé et les mutilations génitales ont surtout été prises en considération par des pays d’Europe, comme le Royaume-Uni, la France ou l’Allemagne. […] Le Canada ne s’est positionné que récemment sur ces formes de violence. En effet, un projet de loi contre la polygamie, les mariages forcés et les crimes d’honneurs – aussi appelées ‘pratiques culturelles barbares’ - a été présenté au Parlement canadien en novembre 2014 […].» (p. 55)