Délinquance et gangs de rue : l’effet structurant de l’enchâssement social sur les facteurs de risque traditionnels

Délinquance et gangs de rue : l’effet structurant de l’enchâssement social sur les facteurs de risque traditionnels

Délinquance et gangs de rue : l’effet structurant de l’enchâssement social sur les facteurs de risque traditionnels

Délinquance et gangs de rue : l’effet structurant de l’enchâssement social sur les facteurs de risque traditionnelss

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Référence bibliographique [17896]

Morselli, Carlo, Gagnon, Claudine, Gariépy, Audrey, Fredette, Chantal, Lafortune, Denis et Guay, Jean-Pierre. 2014. Délinquance et gangs de rue : l’effet structurant de l’enchâssement social sur les facteurs de risque traditionnels. Montréal: Gouvernement du Québec, Fonds de recherche Société et Culture Québec, Rapport no 2013-RU-165941.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Les objectifs de la présente recherche sont d’examiner et de comprendre l’influence des caractéristiques personnelles, familiales et sociales des jeunes, le chevauchement des relations prosociales et délinquantes sur l’engagement dans des conduites délinquantes chez les jeunes et, ultimement, de l’adhésion, de certains d’entre eux, aux gangs de rue.» (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte 240 «jeunes […] rencontrés par l’intermédiaire d’organismes œuvrant auprès des adolescents et des jeunes adultes dans la région de Montréal, de Laval, de la Rive-Sud de Montréal et de la ville de Québec.» (p. 7)

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Les auteurs font différents constats: «[s]i l’on considère le capital social ou les caractéristiques de l’entourage social des jeunes, les facteurs de risques traditionnels perdent leur influence. […] Certains facteurs de risque ou de protection aident à la compréhension de la participation délinquante dans des délits plus spécifiques. […] Mis à part le soutien, les contacts non-délinquants donnent et reçoivent davantage que les contacts délinquants. […] Moins il y a de soutien apporté et obtenu aux contacts non-délinquants, plus la participation à un délit est élevée. […] Moins les filles reçoivent et donnent de confiance de la part et à leurs contacts délinquants, plus leur probabilité de participation à un délit augmente. […] Moins les garçons reçoivent du respect des contacts non-délinquants, plus leur probabilité de participation à un délit augmente.» (p. 5-6) La maltraitance parentale est liée aux conduites délinquantes des jeunes. De plus, «contrairement à ce que l’on aurait pu s’attendre, vivre dans une famille traditionnelle n’a pas d’effet protecteur significatif sur la délinquance. Malgré la faiblesse de la relation, c’est plutôt vivre dans une famille monoparentale qui a un effet de protection dans le cas des délits de marché et pour la commission de délits avec violence.» (p. 11)