La coanimation mixte dans les groupes de thérapie pour conjoints violents : Une expérience de socialisation aux rôles d’un homme et d’une femme

La coanimation mixte dans les groupes de thérapie pour conjoints violents : Une expérience de socialisation aux rôles d’un homme et d’une femme

La coanimation mixte dans les groupes de thérapie pour conjoints violents : Une expérience de socialisation aux rôles d’un homme et d’une femme

La coanimation mixte dans les groupes de thérapie pour conjoints violents : Une expérience de socialisation aux rôles d’un homme et d’une femmes

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Référence bibliographique [17808]

Roy, Valérie. 2014. «La coanimation mixte dans les groupes de thérapie pour conjoints violents : Une expérience de socialisation aux rôles d’un homme et d’une femme ». Cahiers internationaux de psychologie sociale, vol. 4, no 104, p. 671-696.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article présente les résultats d’une étude visant à comprendre en quoi la coanimation mixte dans les groupes en violence conjugale participe ou non à la socialisation aux rôles d’un homme et d’une femme.» (p. 672)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de «25 hommes ayant participé à des groupes animés par un homme et une femme.» (p. 672)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Cette étude a examiné le discours de conjoints violents en visant à mieux comprendre en quoi leur expérience au sein d’un groupe animé par un homme et une femme pouvait participer ou non à la socialisation aux rôles de genre. Les résultats tendent à appuyer que cette expérience participe à la socialisation, au sens où les interactions au sein du groupe amènent les conjoints violents à manipuler les représentations qu’ils ont des rôles de genre et éventuellement à redéfinir ces représentations. Les résultats suggèrent que l’expérience de socialisation n’est pas radicale et qu’elle se vit de façon progressive, d’abord dans le contexte du groupe, puis avec certaines ouvertures vers l’extérieur du groupe. Par ailleurs, l’expérience apparaît plus significative quant au rôle masculin et plus restreinte quant aux rapports hommes-femmes et au rôle féminin. Le discours des participants ne révèle pas que, d’emblée, leur expérience au sein du groupe amène une redéfinition de leurs représentations des rôles de genre. Les résultats suggèrent que les participants utilisent leurs représentations, surtout observable par les processus de catégorisation et d’attribution, pour situer les intervenants et se situer eux-mêmes au sein du groupe.» (p. 690)