L’alexithymie chez les hommes ayant commis de la violence conjugale et chez des participants tout-venant

L’alexithymie chez les hommes ayant commis de la violence conjugale et chez des participants tout-venant

L’alexithymie chez les hommes ayant commis de la violence conjugale et chez des participants tout-venant

L’alexithymie chez les hommes ayant commis de la violence conjugale et chez des participants tout-venants

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Référence bibliographique [17804]

Touchette, Lysianne et Léveillée, Suzanne. 2014. «L’alexithymie chez les hommes ayant commis de la violence conjugale et chez des participants tout-venant ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 35, no 2, p. 179-194.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[N]otre objectif est d’évaluer l’alexithymie chez des hommes qui ont commis de la violence conjugale et de comparer ce groupe à un groupe d’hommes de la population générale.» (p. 179)

Questions/Hypothèses :
«Notre étude comporte une hypothèse et une question de recherche. Premièrement, l’hypothèse stipule que le pourcentage d’hommes alexithymiques sera plus élevé dans le groupe d’hommes ayant commis de la violence conjugale que dans le groupe de la population générale. Deuxièmement, nous proposons la question suivante: est-ce qu’il y aura des différences significatives entre les deux groupes en ce qui a trait aux trois dimensions de la TAS-20 [l’Échelle d’alexithymie de Toronto]?» (p. 183)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de 37 hommes de la Mauricie ayant déjà eu des comportements de violence conjugales, et de 47 hommes recrutés dans la région de Trois-Rivières et n’ayant aucun antécédent de violence conjugale.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


À la lumière de leur recherche, les auteures constatent que «le pourcentage d’hommes alexithymiques est significativement plus élevé chez les hommes du groupe avec violence conjugale que chez les hommes de la population générale. De cette façon, notre hypothèse principale est confirmée. De plus, nos résultats exploratoires concernant les trois dimensions de la TAS-20 permettent de constater que les hommes ayant commis de la violence conjugale ont plus de difficultés à identifier leurs émotions et à les décrire aux autres que les hommes de la population générale. Il est à noter que la plus grande différence sur le plan statistique entre les deux groupes se situe du point de vue de la difficulté à identifier les émotions [...].» (p. 189) Les auteures concluent que leur étude «a permis d’explorer le lien entre l’alexithymie et les comportements de violence conjugale par l’entremise d’une comparaison entre deux groupes d’hommes (un ayant commis de la violence conjugale et un autre provenant de la population générale). [N]os résultats font état d’une présence significativement plus élevée d’alexithymie chez ces hommes que chez les hommes de la population générale. Plus précisément, les hommes ayant exercé de la violence conjugale ont une difficulté plus importante à identifier leurs émotions et à les décrire aux autres.» (p. 192)