Analyse intersectionnelle de l’oppression linguistique de mères racisées victimes de violence conjugale en contexte montréalais

Analyse intersectionnelle de l’oppression linguistique de mères racisées victimes de violence conjugale en contexte montréalais

Analyse intersectionnelle de l’oppression linguistique de mères racisées victimes de violence conjugale en contexte montréalais

Analyse intersectionnelle de l’oppression linguistique de mères racisées victimes de violence conjugale en contexte montréalaiss

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Référence bibliographique [17798]

Damant, Dominique, Bernard, Jeanne, Chbat, Marianne et Flynn, Catherine. 2015. «Analyse intersectionnelle de l’oppression linguistique de mères racisées victimes de violence conjugale en contexte montréalais ». Reflets : Revue d’intervention sociale et communautaire, vol. 21, no 1, p. 137-160.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent article rend compte des diverses formes d’oppression linguistique que certaines mères racisées, victimes de violence conjugale, ont rencontrées sur le plan structurel et interpersonnel en contexte montréalais. Ces résultats sont tirés d’une recherche plus large portant sur les expériences de maternité de femmes autochtones et de femmes racisées en contexte de violence conjugale.» (p. 137)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’étude s’est déroulée dans deux sites de recherche : dans les Prairies (23 femmes autochtones) et à Montréal (20 femmes racisées).» (p. 148)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse des résultats permet toutefois de voir à quel point cette forme d’oppression interagit avec d’autres, telles que le statut d’immigration, le genre ou la classe sociale. L’intersection de ces formes d’oppression augmente la difficulté des femmes racisées à s’intégrer à la société québécoise, accroit leur dépendance envers leur conjoint et menace leur sécurité et celle de leurs enfants. En ce qui concerne l’oppression linguistique, les propos de nos participantes reprennent les résultats des quelques études recensées. En effet, à l’instar de Bélanger, Sabourin et Lachapelle (2011), les femmes rencontrées n’avaient pas eu dans leur pays d’origine un contact avec le français et pensaient immigrer dans un pays de langue anglaise. De plus, les ressources en temps et en argent auxquelles elles ont eu droit étaient limitées et ont nui à leur intégration, notamment avec les milieux scolaires, les lieux de travail et les services d’aide financière.» (p. 155) «Ainsi, elles se retrouvent pour la plupart dans une situation où leur non-connaissance de la langue française — dans un contexte où l’intégration des personnes racisées, réfugiées et de culture non chrétienne est de plus en plus difficile — les conduit dans une dépendance à l’égard de leurs conjoints tant sur le plan économique que social, ce qui ne fait que les isoler davantage et les maintenir dans une situation de violence conjugale.» (p. 156)