La fécondité des groupes linguistiques au Québec, 1991, 1996, 2001

La fécondité des groupes linguistiques au Québec, 1991, 1996, 2001

La fécondité des groupes linguistiques au Québec, 1991, 1996, 2001

La fécondité des groupes linguistiques au Québec, 1991, 1996, 2001s

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Référence bibliographique [1772]

Paillé, Michel. 2008. La fécondité des groupes linguistiques au Québec, 1991, 1996, 2001. Montréal: Gouvernement du Québec, Office québécois de la langue française, Suivi de la situation linguistique. Étude 5.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cet ouvrage a pour objet de mesurer l’intensité de la fécondité des groupes linguistiques au Québec en 1991, 1996 et 2001. Par groupes linguistiques, on entendra les trois classes qui sont retenues depuis longtemps au Québec comme au Canada: le français, l’anglais et l’ensemble de toutes les autres langues (y compris les langues autochtones). » (p. 9)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« On ne saurait procéder sans un examen critique des deux sources de données statistiques nécessaires au calculs des ISF. Compilées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), il s’agit d’abord des naissances survenues au Québec au début des années 1990, au milieu de la décennie, ainsi qu’au début des années 2000. Il nous faudra également les effectifs de la population féminine par groupe d’âge de 5 ans couvrant toute la durée de vie féconde, communément fixée entre 15 et 49 ans révolus. Tirées des recensements canadiens, ces données nous viennent de Statistique Canada. »

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Sous le seuil de remplacement des générations depuis 30 ans, la fécondité québécoise a continué à décliner au cours des années 1990. En témoigne, le nombre absolu des naissances qui a diminué de plus de 25%, passant de 97 300 à 72 700. Cette importante baisse s’est reflétée dans le taux brut de natalité, qui est passé de 13.8 enfants pour mille personnes en 1991 à 10.0 enfants pour mille en 2001, comme dans le taux général de fécondité, qui était de 50 enfants pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans en 1991 et de 38 pour mille en 2001. [...] Formant plus des quatre cinquième de la population du Québec, les femmes qui parlent le français à la maison - langue dans laquelle leurs enfants sont élevés - ont tout naturellement un ISF très voisin de celui de l’ensemble de la population du Québec. [...] L’indice synthétique de fécondité des anglophones a connu de très faibles amplitudes au cours des années 1990. En effet, abstraction faite de l’extérieur de l’île de Montréal en 1991, tous les ISF varient entre 1.50 et 1.45 enfants par femme (tableau 6). [...] Dans l’ensemble du Québec en 1991 et en 1996, seules les femmes s’exprimant dans une langue tierce au foyer avaient un indice synthétique de fécondité dépassant 2 enfants. [...] Mais dans la deuxième période quinquennale des années 1990, même les allophones ont connu une importante baisse de leur fécondité, glissant à 1.80 enfant en 2001. » (pp. 47-48)