Modulation des tarifs de garde : le lien familial et social au cœur de la politique familiale

Modulation des tarifs de garde : le lien familial et social au cœur de la politique familiale

Modulation des tarifs de garde : le lien familial et social au cœur de la politique familiale

Modulation des tarifs de garde : le lien familial et social au cœur de la politique familiales

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Référence bibliographique [17646]

Cloutier, Annie. 2015. «Modulation des tarifs de garde : le lien familial et social au cœur de la politique familiale ». Argument : politique, société et histoire, vol. 17, no 2, p. 201-210.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’objectif de l’auteure est d’exposer les fondements philosophiques et sociaux de la modulation des tarifs en service de garde incluse dans le projet de loi 28 et de proposer une autre option plus équitable.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


L’auteure remet en question le bien-fondé de la modulation des tarifs de service de garde en soulignant «l’intérêt de classe qui les sous-tend.» (p. 201) Pour appuyer son argument, l’auteure cite Nancy Fraser une chercheure de la New School for Social Research de New York, qui valorise «une politique familiale juste, équitable, efficace et souple [qui] repose sur une conception humaniste des soins, de la solidarité et de la diversité des compétences et des aspirations, ainsi que sur la compréhension fine des besoins des familles, des parents et des enfants.» (p. 204) L’auteure note que la politique familiale québécoise «fait du parent travailleur sa figure centrale [et qu’elle] accorde peu de place à l’expression des choix et des valeurs individuels vis-à-vis de la famille, du travail rémunéré et de leur conciliation.» (p. 205) L’auteure conclut en émettant des recommandations concernant les tarifs de service de garde: «[l]a modulation des tarifs de garde devrait s’accompagner d’un soutien inédit aux familles qui prennent soin elles-mêmes de leurs enfants. Elle devrait également s’accompagner de la gratuité pour les familles aux plus faibles revenus […] et par le gel des tarifs pour les autres familles. Elle ne devrait se traduire en une augmentation de la contribution des parents que chez les mieux nantis […].» (p. 209)