Être mère et souffrir : folie et responsabilité parentale

Être mère et souffrir : folie et responsabilité parentale

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Être mère et souffrir : folie et responsabilité parentales

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Référence bibliographique [17609]

Clément, Michèle et Carrière, Monique. 2010. «Être mère et souffrir : folie et responsabilité parentale». Dans Famille et santé , sous la dir. de Geneviève Cresson et Mebtoul, Mohamed, p. 85-94. Rennes (France): Presses de l’École des hautes études en santé publique.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’objectif des auteures est de proposer une réflexion autour de la ‘maternalité’ de femmes souffrant de troubles mentaux graves et vise à mettre en relation «la manière dont ces femmes vivent leur rôle parental, pensent et comprennent leurs limites en tant que mère avec la manière dont les intervenants qui les soutiennent conçoivent ce rôle.» (p. 85-86)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Cette discussion repose sur les résultats d’une étude réalisée au Québec auprès de 14 femmes présentant des troubles de santé mentale graves de même [que] 109 intervenants des milieux institutionnels (N=78) et communautaire (N=31).» (p. 86) La méthode de collecte des données n’est pas mentionnée par les auteures.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats de cette étude montrent qu’il est difficile de penser la dyade mère/enfant sur le plan de l’intervention et des services de santé mentale; soit que l’on ignore la ‘maternalité’ laissant les mères seules devant l’immense défi que représente l’équilibre familial, soit qu’on reconnaisse la situation mais sous l’angle quasi exclusif de ses compétences parentales lequel conduit, le plus souvent, à la conclusion de son inaptitude à assumer ‘convenablement’ ce rôle.» (p. 90-91) Les auteures concluent que «[l]e contraste soulevé par cette double expérience identitaire aboutit presque naturellement au déni de la première des identités au profit de la seconde; on est d’abord folle, rarement, peut-on penser à être concurremment mère. […] L’absence, ou le si peu d’assistance offerte aux mères dans l’exercice de leurs responsabilités parentales, est certes un effet des systèmes de santé qui, historiquement, ont négligé de prendre en compte les personnes souffrant de troubles mentaux dans la perspective de leur famille et de leur communauté et, de ce fait, ont aussi ignoré les responsabilités et les rôles associés à la parentalité.» (p. 91)