L’expérience d’un deuil périnatal chez les femmes vivant dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

L’expérience d’un deuil périnatal chez les femmes vivant dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

L’expérience d’un deuil périnatal chez les femmes vivant dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

L’expérience d’un deuil périnatal chez les femmes vivant dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jeans

| Ajouter

Référence bibliographique [17563]

Djiba, Aissatou. 2014. «L’expérience d’un deuil périnatal chez les femmes vivant dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean». Mémoire de maîtrise, Chicoutimi (Québec), Université du Québec à Chicoutimi, Unité d’enseignement en travail social.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«De nature exploratoire et qualitative, l’objectif général de cette recherche est de recueillir des données permettant de documenter le vécu et les sentiments éprouvés par les femmes qui vivent un deuil périnatal dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.» (p. ii)

Questions/Hypothèses :
«Quels sont les difficultés et les sentiments éprouvés par les femmes lorsqu’elles font face à un deuil périnatal dans une région éloignée comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean? [...] Quelles sont les conséquences du deuil périnatal sur la vie personnelle, conjugale et familiale chez ces femmes? [...] Quelles sont les stratégies d’adaptation utilisées par les femmes endeuillées pour faire face à la perte périnatale?» (p. 64)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon se compose de onze femmes ayant vécu une perte périnatale entre la 20e semaine de gestation et le 28e jour de vie.» (p. ii)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats de la présente étude montrent qu’indépendamment de la durée de gestation, les femmes ont vécu difficilement leur perte périnatale. Parmi les réactions les plus fréquemment mentionnées, on retrouve le choc, l’incrédulité, la colère, la culpabilité et la présence de manifestations dépressives. Il a également été observé que, même si les réactions de deuil sont assez similaires, les femmes ne vivent pas la perte périnatale avec la même intensité. Certains facteurs, tels que le degré d’investissement vis-à-vis de la grossesse et les liens d’attachement face au fœtus peuvent avoir une influence sur le vécu de la perte. Les résultats suggèrent également qu’il n’y a pas de durée spécifique pour chaque étape du deuil, ni de chronologie dans l’ordre d’apparition de ces étapes. En fait le vécu de la perte périnatale varie d’une femme à une autre. Les résultats de la présente étude démontrent également que vivre une perte périnatale entraîne des répercussions importantes sur la vie personnelle, conjugale, familiale et socioprofessionnelle des femmes. Parmi ces dernières, on retrouve des conséquences touchant la santé psychologique liées à des instabilités émotionnelles et des troubles dépressifs, une consolidation des liens conjugaux et familiaux, perçue comme positive, un changement dans les valeurs et les croyances ou encore dans le rapport au travail.» (p. ii)