Un rite de guérison pour la mémoire corporelle de la femme incestuée : mourir au silence pour renaître à la vie

Un rite de guérison pour la mémoire corporelle de la femme incestuée : mourir au silence pour renaître à la vie

Un rite de guérison pour la mémoire corporelle de la femme incestuée : mourir au silence pour renaître à la vie

Un rite de guérison pour la mémoire corporelle de la femme incestuée : mourir au silence pour renaître à la vies

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Référence bibliographique [17560]

Gaudreault, Francine. 2015. «Un rite de guérison pour la mémoire corporelle de la femme incestuée : mourir au silence pour renaître à la vie». Thèse de doctorat, Chicoutimi (Québec), Université du Québec à Chicoutimi, Unité d’enseignement en études religieuses, en éthique et en philosophie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but principal de la recherche est de suggérer des outils d’intervention intégrant une approche spirituelle, pour répondre aux difficultés de passage du stade de la femme blessée et oubliée au stade de la femme épanouie.» (p. 264)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de sept femmes adultes ayant été victimes d’inceste durant leur enfance et habitant la région du Saguenay.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Suite aux résultats de l’observation, j’ai réalisé que pour vivre le deuil de cette expérience traumatisante et par le fait même renaître à la vie, les femmes adultes ont avantage à utiliser le symbole dans un rite de passage leur permettant de révéler les moments douloureux et de se reconnecter à leur source de lumière, le Soi. Les pointes de l’observation ont permis l’élaboration d’un cadre théorique articulé autour des trois pôles suivants: la notion de symbole, le schéma de la personne humaine en psychologie des profondeurs et le rite de passage. La stratégie symbolique utilisée dans le rituel a permis aux femmes victimes d’entrer en relation consciente avec l’inconscient et le Soi afin de libérer, grâce au symbole, la charge émotionnelle liée à leur histoire. Le langage symbolique a permis d’exprimer un vécu silencieux et tabou et par le fait même de faciliter l’écriture du récit de vie. L’interprétation des rêves, de la poésie et du dessin constitue une ressource supplémentaire utile pour comprendre la dynamique psychique et corporelle vécue par la femme désirant se transformer et se développer pleinement.» (p. 286-287)