De l’aide? Pour quoi faire? : réflexion autour d’un projet d’intervention destiné aux auteurs de violence conjugale non disposés à s’engager dans un processus de changement quant à leurs comportements violents

De l’aide? Pour quoi faire? : réflexion autour d’un projet d’intervention destiné aux auteurs de violence conjugale non disposés à s’engager dans un processus de changement quant à leurs comportements violents

De l’aide? Pour quoi faire? : réflexion autour d’un projet d’intervention destiné aux auteurs de violence conjugale non disposés à s’engager dans un processus de changement quant à leurs comportements violents

De l’aide? Pour quoi faire? : réflexion autour d’un projet d’intervention destiné aux auteurs de violence conjugale non disposés à s’engager dans un processus de changement quant à leurs comportements violentss

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Référence bibliographique [17518]

Bolduc, Catherine et Gauthier, Sonia. 2014. «De l’aide? Pour quoi faire? : réflexion autour d’un projet d’intervention destiné aux auteurs de violence conjugale non disposés à s’engager dans un processus de changement quant à leurs comportements violents ». Nouvelles Pratiques Sociales, vol. 27, no 1, p. 153-167.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Bon nombre d’hommes qui se présentent en thérapie reconnaissent peu leurs comportements violents. C’est à partir de cette problématique qu’un groupe d’information et de sensibilisation à la violence conjugale et familiale a été créé afin d’aider les hommes non volontaires à un suivi à augmenter leur disposition au changement. Cet article présente une réflexion à l’égard de l’implantation de ce groupe à l’organisme Option [organisme œuvrant auprès des auteurs de violence conjugale].» (p. 154)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon comprend 12 hommes ayant recours aux services de l’organisme Option.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Le programme «a pour principal objectif d’amener les hommes réfractaires à l’intervention et qui ne reconnaissent pas la nature violente de certains de leurs comportements à s’approprier leur demande d’aide pour entreprendre une démarche dans le groupe de suivi d’Option.» (p. 158) Les animateurs du groupe «ont constaté que la contrainte, considérée notamment par Bowen et Gilchrist (2004) comme un élément négatif agissant sur la motivation à travailler l’arrêt de la violence, pouvait au contraire devenir notre alliée. Sans cette condition de la cour, les intervenants n’auraient probablement pas eu accès à plusieurs hommes. Certes, la contrainte procure souvent à ceux qui nient l’usage de la violence un sentiment d’injustice et de frustration, ce qui peut rendre la réflexion difficile.» (p. 164) Les animateurs «ont [également] constaté du progrès chez les hommes qui ont complété ce groupe, même s’ils n’ont pas poursuivi leur démarche. En effet, vers la fin des rencontres, certains ont reconnu utiliser la violence et ont verbalisé la nécessité de poursuivre le travail pour eux-mêmes (et non seulement pour répondre à une contrainte). Si les hommes ont effectivement fait ce cheminement, cela pourrait représenter le début d’un processus de responsabilisation, condition importante dans l’arrêt des comportements violents.» (p. 164-165)