Les expériences de victimisation, la santé mentale et le bien-être de jeunes trans au Québec

Les expériences de victimisation, la santé mentale et le bien-être de jeunes trans au Québec

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Les expériences de victimisation, la santé mentale et le bien-être de jeunes trans au Québecs

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Référence bibliographique [17515]

Raymond, Guillaume, Blais, Martin, Bergeron, Felix-Antoine et Hebert, Martine. 2015. «Les expériences de victimisation, la santé mentale et le bien-être de jeunes trans au Québec ». Santé Mentale au Québec, vol. 40, no 3, p. 77-92.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article visait à 1) comparer des jeunes trans a de jeunes garçons et filles cisgenres exclusivement hétérosexuels sur des indices de santé mentale, de bien-être et de victimisation sur la base du statut sexuel minoritaire ; et 2) explorer le rôle de deux formes de victimisation (par les parents et basée sur la non-conformité de genre) sur l’estime de soi et la détresse psychologique.» (p. 87)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les données de cette étude proviennent de l’enquête sur les Parcours amoureux des jeunes du Québec, dans laquelle 8194 jeunes de 14 à 22 ans ont été recrutés. […] L’échantillon analysé dans la présente étude est composé de 37 jeunes trans ou en questionnement sur leur identité de genre […]. Ces 37 jeunes trans ont été appariés à 37 jeunes femmes et 37 jeunes hommes cisgenres et exclusivement hétérosexuels.» (p. 81)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«En ce qui concerne le premier objectif, les résultats confirment que les jeunes trans présentent des indices de santé mentale et de bien-être plus faibles que les garçons et les filles cisgenres, 72,7% rapportant de la détresse psychologique clinique et 53,1% une estime d’eux-mêmes significativement faible. […] Les résultats montrent aussi que plus des deux tiers des jeunes trans rapportent des expériences de victimisation sur la base de la non-conformité de genre et d’insultes ou de remarques blessantes de leurs parents. Bien que les mesures utilisées ne permettent pas de savoir si ces remarques ciblent spécifiquement leur genre, cette différence ne souligne néanmoins que le statut Trans augmente l’exposition à la violence verbale des parents. […] En ce qui concerne le second objectif, les résultats confirment l’impact de la victimisation par les parents et de celle basée sur la non-conformité de genre sur l’estime de soi des jeunes et leurs répercussions sur la détresse psychologique. Contrairement au modelé initialement proposé, l’effet de la victimisation sur la détresse psychologique ne se traduit pas entièrement via ses effets sur l’estime de soi. En effet, la détresse psychologique est influencée à la fois directement par la victimisation et, indirectement, via l’impact de cette dernière sur l’estime de soi. L’estime de soi joue donc un rôle de médiation partielle entre la victimisation et la détresse psychologique.» (p. 88)