Relations spatiales entre les caractéristiques des territoires et les taux d’enfants de groupes ethnoculturels signalés à la protection de la jeunesse

Relations spatiales entre les caractéristiques des territoires et les taux d’enfants de groupes ethnoculturels signalés à la protection de la jeunesse

Relations spatiales entre les caractéristiques des territoires et les taux d’enfants de groupes ethnoculturels signalés à la protection de la jeunesse

Relations spatiales entre les caractéristiques des territoires et les taux d’enfants de groupes ethnoculturels signalés à la protection de la jeunesses

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Référence bibliographique [17510]

Dufour, Sarah, Lavergne, Chantal et Ramos, Yuddy. 2015. «Relations spatiales entre les caractéristiques des territoires et les taux d’enfants de groupes ethnoculturels signalés à la protection de la jeunesse ». Revue canadienne de santé publique / Canadian Journal of Public Health, vol. 106, no 7, p. eS21-eS30.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente recherche s’intéresse aux relations entre diverses caractéristiques de territoires montréalais et la distribution spatiale des taux d’enfants (minorités visibles et autres) signalés à la protection de la jeunesse.» (p. 21)

Questions/Hypothèses :
La présente recherche «vise à répondre aux questions suivantes: 1) Quelle est la distribution spatiale des taux d’enfants de groupes ethnoculturels signalés à la protection de la jeunesse (enfants noirs, d’autres minorités visibles et non issus des minorités)?; et 2) Quelle est la contribution relative de diverses caractéristiques territoriales à ces taux selon les groupes?» (p. 22)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données sont tirées du recensement canadien de 2006 et des données issues du système clientèle (PIJ) des deux organisations de protection de la jeunesse de Montréal de 2007 à 2010.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«La présente étude confirme d’abord les hauts taux d’enfants noirs signalés à la protection de la jeunesse à Montréal, comparativement aux autres enfants. Ces résultats […] s’avèrent préoccupants, car soit ils reflètent une ‘discrimination systémique dans leurs rapports avec les institutions publiques et les personnes en situation d’autorité qui prennent des décisions les concernant’, ou alors ils traduisent des besoins et facteurs de risque réellement plus grands que ceux des autres enfants. Deuxièmement, si les résultats de la présente étude sont peu surprenants pour les enfants non issus de minorités visibles, il en va autrement pour les enfants de minorités ethnoculturelles. Pour les premiers, les modèles statistiques expliquent une bonne portion de la variance et les prédicteurs sont cohérents avec les connaissances scientifiques présentées en introduction: à Montréal, plus un territoire est aux prises avec des hauts taux de monoparentalité et une faible densité, plus la probabilité qu’un enfant non issu des minorités visibles y soit signalé augmente.» (p. 26)