Conduites parentales psychologiquement violentes et problèmes de comportement des jeunes : une étude bidirectionnelle

Conduites parentales psychologiquement violentes et problèmes de comportement des jeunes : une étude bidirectionnelle

Conduites parentales psychologiquement violentes et problèmes de comportement des jeunes : une étude bidirectionnelle

Conduites parentales psychologiquement violentes et problèmes de comportement des jeunes : une étude bidirectionnelles

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Référence bibliographique [17491]

Pouliot-Lapointe, Joëlle, Gagné, Marie-Hélène, Drapeau, Sylvie et Saint-Jacques, Marie-Christine. 2014. «Conduites parentales psychologiquement violentes et problèmes de comportement des jeunes : une étude bidirectionnelle ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 46, no 2, p. 193-204.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente étude vise à combler un besoin de connaissances sur la force et la direction des liens entre les CPPV [conduites parentales psychologiquement violentes] et les manifestations des problèmes intériorisés et extériorisés des jeunes.» (p. 193)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La présente étude consiste en une analyse secondaire de données préalablement recueillies auprès de 265 dyades de jeunes, âgés entre 8 et 12 ans, et d’un de leur parent, dans le cadre d’une étude qui comparait les jeunes sur la base de la structure familiale.» (p. 195)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«[L]es résultats soutiennent l’unidirectionnalité de la relation, étant donné que les symptômes anxieux et dépressifs du jeune au T1 ne sont pas associés aux CPPV au T2. Différentes hypothèses, notamment sur le plan cognitif, peuvent être soulevées pour expliquer ce lien. D’une part, les jeunes qui rapportent vivre de la violence psychologique peuvent tenter d’expliquer les comportements violents de leurs parents par différentes attributions (Gagné et al., 2010).» (p. 198) Les résultats suggèrent également «que les comportements agressifs des jeunes, et non leurs comportements délinquants, précèdent l’adoption des CPPV à la préadolescence, ce qui montre l’importance de distinguer les deux catégories de comportement dans les analyses (Prinzie et al., 2006). On peut penser qu’au contraire des comportements délinquants, les comportements agressifs des jeunes sont plus susceptibles de se manifester au sein de la relation parent-enfant. L’influence héréditaire de certains de ces comportements pourrait expliquer l’utilisation de comportements agressifs par le jeune au sein de la relation avec son parent (Burt, Krueger, McGue & Iacono, 2003).» (p. 200)