Les transferts interfamiliaux au Québec : héritages et transferts volontaires

Les transferts interfamiliaux au Québec : héritages et transferts volontaires

Les transferts interfamiliaux au Québec : héritages et transferts volontaires

Les transferts interfamiliaux au Québec : héritages et transferts volontairess

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Référence bibliographique [17429]

Gauthier, Marc-André. 2015. «Les transferts interfamiliaux au Québec : héritages et transferts volontaires ». Données sociodémographiques en bref, vol. 20, no 1-8.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Que ce soit sous la forme d’héritages, de transferts financiers réguliers ou occasionnels versés par les familles vivantes, les transferts de richesse contribuent à définir les conditions socioéconomiques des individus et familles […] en plus de constituer une variable de première importance pour saisir les inégalités intergénérationnelles […]. Le présent article propose précisément d’analyser ces formes de soutiens interfamiliaux […].» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur analyse «des résultats de l’Enquête sur la sécurité financière (ESF) de 2005 et 2012 [de Statistique Canada].» (p. 1)

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Comme on a pu le constater dans cette courte analyse, l’augmentation du flux successoral au Québec entre 2005 et 2012 démontre que le phénomène de l’héritage a atteint une ampleur non négligeable. Environ une famille sur quatre a déjà reçu au moins un héritage en 2012. [L]es résultats de l’ESF suggèrent que l’héritage constitue un facteur d’enrichissement de premier plan pour les familles légataires. Même en tenant compte de l’âge et du revenu, il s’avère que les familles héritières ont plus de chance de se retrouver dans les quintiles supérieurs de richesse patrimoniale. Environ quatre familles sur dix appartenant au quintile supérieur d’avoirs nets ont déjà reçu un héritage, ce qui s’avère largement supérieur aux proportions observées dans les familles les moins aisées, et ce, sans oublier la valeur largement supérieure des successions. Ajoutons d’autre part que les familles héritières ont également des revenus significativement plus élevés que celles non héritières. On peut mentionner à ce sujet que les legs ne procurent pas seulement un enrichissement immédiat, ils augmentent aussi les capacités d’investissement et d’épargne des ménages et, ce faisant, les revenus qui peuvent être potentiellement dégagés.» (p. 7)