Mixité et filiation : le rapport sœur-frère en littérature contemporaine

Mixité et filiation : le rapport sœur-frère en littérature contemporaine

Mixité et filiation : le rapport sœur-frère en littérature contemporaine

Mixité et filiation : le rapport sœur-frère en littérature contemporaines

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Référence bibliographique [17386]

Saint-Martin, Lori. 2014. «Mixité et filiation : le rapport sœur-frère en littérature contemporaine». Dans Filiations du féminin. Les Cahiers de L’IREF , sous la dir. de Lori Saint-Martin et Gibeau, Ariane, p. 87-98. Montréal: Institut de recherches et d’études féministes; Université du Québec à Montréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure avance que la relation sœur-frère a été très peu investigué et ce, contrairement, aux réflexions féministes élaborées sur la relation mère-fille ainsi que plus récemment sur la relation père-fille. «Pourtant, cette relation, riche d’ambivalences et d’interrogations, mérite tout autant l’attention des féministes.» (p. 87)

Questions/Hypothèses :
«La dyade sœur-frère […] attire l’attention sur la fabrication de masculin et du féminin et rappelle leurs conséquences tout au long de la vie. Puisqu’elle réunit dans un même environnement des personnes de même sang et de même génération, mais de sexe opposé, cette relation isole la variable ’’genre’’et fait figure en quelque sorte de laboratoire pour examiner le masculin et le féminin, le Même et l’Autre, la similitude et la différence, l’égalité et l’inégalité, ainsi que les constructions et les contraintes familiales et sociales.» (p. 87-88)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les romans Au diable Vauvert de Maryse Wolinski (2009) et Ce qu’il en reste de Julie Hivon (1999) sont analysés dans cet article.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


En premier lieu, l’auteure propose des pistes de lecture concernant la dyade sœur-frère et son analyse. «Au-delà des configurations psychiques individuelles, il importe donc, lorsqu’on étudie les sœurs et les frères en littérature, d’analyser les manières dont les constructions identitaires traditionnelles- et les enjeux de pouvoir qu’elles impliquent pour la filiation – sont reconduites, renforcée ou mises à mal.» (p. 89) «La dyade sœur-frère […] est une figure textuelle de la mixité. Au confluent du public et du privé, du familial et du social, elle a permis de reconduire les identités stéréotypées, certes; mais elle peut aussi servir à les interroger, à les ’’troubler’’, voire à les réinventer.» (p. 91) En second lieu, une comparaison entre deux romans, soit Au diable Vauvert de Maryse Wolinski (2009) et Ce qu’il en reste de Julie Hivon (1999), est présentée. L’auteure souligne que: «[v]iol, inceste, suicide du frère (dans les deux romans), folie de la mère et mort accidentelle du mari chez Wolinski et incendie criminel et mort des parents comme de la sœur chez Hivon: les deux romans […] sont marqués par une destruction extrême. Ils ne représentent pas pour autant des cas isolés. Les crimes, les violences, les transgressions comme l’inceste abondent dans les romans du rapport sœur-frère, ou leur incidence, comme celui des jumeaux, est anormalement élevée.» (p. 96)