De l’engagement communautaire à la défense du territoire : les voix politiques des femmes innues face à l’exploitation minière

De l’engagement communautaire à la défense du territoire : les voix politiques des femmes innues face à l’exploitation minière

De l’engagement communautaire à la défense du territoire : les voix politiques des femmes innues face à l’exploitation minière

De l’engagement communautaire à la défense du territoire : les voix politiques des femmes innues face à l’exploitation minières

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Référence bibliographique [17185]

Delisle L’Heureux, Catherine. 2016. «De l’engagement communautaire à la défense du territoire : les voix politiques des femmes innues face à l’exploitation minière». Montréal, Université de Montréal, Département d’anthropologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans un premier temps, [cette thèse] présente une perspective ethnohistorique de la résistance des femmes innues face à l’exploitation minière. Le but est de contribuer aux initiatives offrant une alternative à la version dominante de l’histoire minière du Québec (blanche, masculine), qui a doublement occulté les savoirs situés des femmes autochtones. Dans un second temps, elle s’attarde aux parcours d’engagement des femmes rencontrées et à leur engagement communautaire.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
Les questions de recherche formulées par l’auteure sont les suivantes: «[c]omment l’engagement des femmes innues a-t-il évolué vis-à-vis de l’exploitation minière? Quels sont leurs parcours d’engagement et comment inspirent-ils leur engagement dans la défense du territoire? Peut-on parler d’une culture de résistance des femmes innues? Si oui, comment s’articule-t-elle dans le contexte des mobilisations vis-à-vis du Plan Nord?» (p. 33)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé 25 innues et de 2 innus issus des communautés de Uashat mak Mani-Utenam et Matimekush-Lac John.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure souligne que «dans le contexte du nomadisme, la famille innue est une réalité complexe et souple qui est intrinsèquement liée à l’intérêt des innu-e-s pour le territoire. Ainsi, on ne peut séparer la famille du territoire, et vice-versa. Ils sont indissociables.» (p. 86) Les résultats indiquent que «ce ne sont plus les familles, mais la communauté qui constitue l’unité de base de la résistance.» (p. 110) «Or, si les femmes dessinent une opposition qui s’organise sur une base communautaire, elles offrent souvent un récit avec des référents familiaux: c’est sur une base familiale qu’elles se joignent à la contestation. […] La famille continue d’être l’unité de base normale pour comprendre les enjeux, gérer les conflits, comprendre le territoire. Toutes les familles sont devant un enjeu qui les affecte différemment. Ainsi, l’importance de la famille comme lien social semble réitérée.» (p. 112)