La revendication d’une politique familiale : un mouvement québécois forgé dans le creuset de la révolution tranquille, 1960-1990

La revendication d’une politique familiale : un mouvement québécois forgé dans le creuset de la révolution tranquille, 1960-1990

La revendication d’une politique familiale : un mouvement québécois forgé dans le creuset de la révolution tranquille, 1960-1990

La revendication d’une politique familiale : un mouvement québécois forgé dans le creuset de la révolution tranquille, 1960-1990s

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Référence bibliographique [171]

Lemieux, Denise. 2011. «La revendication d’une politique familiale : un mouvement québécois forgé dans le creuset de la révolution tranquille, 1960-1990 ». Enfances, Familles, Générations, no 15, p. 23-44.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’article met l’accent sur les associations et les divers groupes d’intérêt impliqués [dans le mouvement québécoise des années 1960 pour obtenir une politique familiale] ainsi que sur les contextes politiques qui ont favorisé l’émergence d’une action commune de revendication; il suit la transformation du mouvement sur trois décennies et la réalisation de certains objectifs.» (p. 23)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’analyse historique du mouvement s’appuie sur les documents recueillis auprès de 17 des fédérations d’associations concernant leurs activités spécifiques et leur rapport au mouvement, ainsi que sur les études et rapports d’organismes gouvernementaux qui en furent les médiateurs au sein de l’appareil public, notamment les conseils consultatifs des ministères ayant la famille comme objet.» (p. 23)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les changements perçus autour de la famille et les bouleversements appréhendés de la gouvernance des pratiques d’intervention auprès des familles les conduisent à innover dans ce domaine, en s’inspirant du modèle des mouvements de familles de type européen. Ce faisant, les uns et les autres cherchent à poursuivre une action valorisée et pour certains à défendre une profession. La notion d’intérêt professionnel n’est pas seule en jeu car une corporation et des syndicats de travailleurs sociaux sont par ailleurs mis sur pied. Ceux des travailleurs sociaux qui poursuivent cette action sociopolitique autour des enjeux familiaux ainsi que ceux et celles qui sont des leaders du milieu associatif sont aussi animés de valeurs de solidarité et d’affirmation de la place des parents dans les processus de gouvernance impliquant les familles. […] Sans doute des valeurs religieuses existent pour certains. Par delà les valeurs en continuité ou en émergence et certains modèles empruntés aux sciences humaines […], l’existence d’un mouvement européen offre un modèle et un langage de syndicalisme familial pertinents à un moment où la religion et le bénévolat sont mal perçus dans le nouvel environnement public de l’assistance sociale en train de s’établir. Mais les institutions créées par l’État aux différentes étapes de la Révolution tranquille offrent […] un cadre pertinent et des moyens inédits à cette action sociopolitique. C’est dans cette rencontre entre un mouvement d’inspiration familialiste, jociste et communautaire, et une conjoncture politique qui menace plusieurs acteurs intervenant auprès des familles mais qui leur offre une nouvelle insertion et des fonctions d’experts au sein des conseils consultatifs, que se trouvent rassemblées ces conditions nécessaires […] pour que naisse un mouvement pour une politique familiale.» (p. 39-40)