École, religions et formation du citoyen : transformations au Québec (1996-2008)

École, religions et formation du citoyen : transformations au Québec (1996-2008)

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Référence bibliographique [1631]

Tremblay, Stéphanie. 2008. «École, religions et formation du citoyen : transformations au Québec (1996-2008)». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] [C]e mémoire vise à clarifier les conceptions sociales dominantes et plus particulièrement les visées éducatives souhaitées à l’égard du pluralisme axiologique mises au jour par l’aménagement de la place de la religion à l’école publique. » (p. vi)

Questions/Hypothèses:
« Que nous révèle l’aménagement de la place de la religion à l’école publique concernant les conceptions sociales dominantes et plus particulièrement concernant les visées éducatives souhaitées dans la socialisation scolaire à l’égard du pluralisme axiologique? » (p. 15)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« [...] [N]ous avons opté pour une recherche qualitative à trois volets. Nous avons d’abord analysé l’évolution des termes du débat social sur la religion à l’école entre 1996 et 2008 puis les principaux énoncés normatifs traduisant les orientations gouvernementales consécutives à l’expression des diverses revendications sociales. En étudiant le contenu du programme d’éthique et de culture religieuse, nous avons finalement tenté d’évaluer son degré de cohérence par rapport aux débats, aux Avis des organismes-conseils du gouvernement et aux orientations politiques relatifs à la formation des jeunes en matière de religion. » (p. vi)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Cette étude sociologique s’intéresse au statut réservé à la religion dans la socialisation scolaire au Québec dans un contexte de changement paradigmatique concernant la place de la religion et la prise en compte du pluralisme des convictions dans l’école. [...] Notre analyse nous a permis de déceler la présence d’une tension entre deux conceptions normatives de la démocratie et des droits fondamentaux qui s’affrontaient dans le débat sur la place de la religion à l’école : une conception laïque intégrant le pluralisme religieux, d’orientation libérale, et une conception inspirée de la confessionnalité communautarienne. Celte tension entre deux sources de normativité sociale s’est également reflétée dans les orientations gouvernementales et dans quelques perspectives du programme d’éthique et de culture religieuse, révélant certains glissements entre les intentions politiques et leur mise en œuvre dans les objectifs mêmes de ce nouveau programme scolaire. L’analyse plus fine de ses contenus de formation nous a néanmoins révélé un parti pris pour une conception résolument libérale des droits fondamentaux axée sur une ouverture au pluralisme. Il n’en demeure pas moins que cette intention de prise en compte de l’altérité est empreinte d’une part d’idéalisme lorsqu’il est question de son opérationnalisation par le mode de compétences et en thèmes pédagogiques au sein du programme. » (p. vi)