Violence, inégalités de genre et vulnérabilité des femmes au VIH/Sida en Haïti

Violence, inégalités de genre et vulnérabilité des femmes au VIH/Sida en Haïti

Violence, inégalités de genre et vulnérabilité des femmes au VIH/Sida en Haïti

Violence, inégalités de genre et vulnérabilité des femmes au VIH/Sida en Haïtis

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Référence bibliographique [163]

Marchand, Hélène. 2011. «Violence, inégalités de genre et vulnérabilité des femmes au VIH/Sida en Haïti». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, Département de médecine sociale et préventive.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche qualitative visait à comprendre l’arrimage entre les inégalités de genre, la violence et la féminisation du virus de l’immunodéficience humaine et du syndrome de l’immunodéficience acquise [VIH/Sida] en Haïti.» (p. II)

Questions/Hypothèses :
«Comment la violence vécue par les femmes haïtiennes lors de leurs rapports sexuels avec les hommes les exposait au VIH/Sida»? (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Au total, 13 femmes haïtiennes [de la région de Montrouis] ont participé à [l’]étude. Parmi celles-ci, huit étaient séropositives et six admettaient qu’elles pratiquaient la prostitution de manière formelle ou informelle. Six d’entre elles étaient devenues mères à l’adolescence (la plus jeune était âgée de 15 ans au moment de sa première grossesse). La majorité des participantes étaient mères de plus d’un enfant (pour une moyenne de deux enfants par femme) et vivaient seules avec eux. La plupart des femmes étaient séparées après avoir entretenu une ou plusieurs unions de fait.» (p. 50)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse de contenu [...] a révélé que les relations sexuelles étaient vécues comme des expériences d’agressions psychologiques et physiques. L’insoumission des femmes aux avances sexuelles de leur partenaire et leur exigence d’utiliser un préservatif déclenchaient une escalade de violence. Les femmes s’estimaient impuissantes et obligées de tolérer la violence lorsqu’elles cédaient aux désirs de leur partenaire. Le cas échéant, elles étaient violées. Les relations sexuelles conjugales empreintes de violence n’étaient pas protégées par un préservatif. Les victimes étaient tenues responsables des viols et des conséquences qui en découlaient. Les inégalités de genre ainsi que la violence et la pauvreté qui en résultent sont déterminantes de la vulnérabilité des femmes au VIH/Sida. Elles constituent des obstacles majeurs à la prévention de cette maladie. Les résultats de [l’] étude ont permis d’émettre des recommandations pour la recherche et les interventions en santé communautaire.» (p. II)