La médicalisation de la maternité au Québec, 1910-1970 : autour de la notion de risque

La médicalisation de la maternité au Québec, 1910-1970 : autour de la notion de risque

La médicalisation de la maternité au Québec, 1910-1970 : autour de la notion de risque

La médicalisation de la maternité au Québec, 1910-1970 : autour de la notion de risques

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Référence bibliographique [1580]

Baillargeon, Denyse. 2009. «La médicalisation de la maternité au Québec, 1910-1970 : autour de la notion de risque». Dans Une démographie au féminin : risques et opportunités dans le parcours de vie , sous la dir. de Michel Oris, Brunet, Guy, De Luca Barrusse, Virginie et Gauvreau, Danielle, p. 299-320. Berne: Peter Lang.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre retrace l’histoire de la médicalisation de la maternité au Québec. Plus précisément, l’auteure cherche « [...] à voir dans quelle mesure, pour quelles raisons et à quelles conditions les femmes ont suivi les avis des médecins » (p. 301) en ce qui concerne leur maternité.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Sources documentaires
- Témoignages de 66 femmes ayant donné naissance entre 1935 et 1965

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Aux exhortations des médecins qui faisaient sans cesse valoir les dangers de l’enfantement et de la prime enfance, les Québécoises ont répondu avec une bonne dose de scepticisme et de pragmatisme : elles ont avant tout cherché à tirer parti des services qui leur étaient offerts, y compris une forme de valorisation personnelle, et ont adopté de nouvelles pratiques de maternage, sans nécessairement renoncer aux traditions familiales. [...] L’ignorance des dangers potentiels, en dépit des efforts des médecins pour les faire connaître, le manque de temps pour s’inquiéter, accaparées qu’elles étaient par les tâches ménagères, et la dimension tout à fait ’naturelle’ de la grossesse constituent donc des facteurs essentiels pour expliquer le détachement que les femmes ressentaient envers bien des prescriptions médicales. En fait, plus le niveau de vie des femmes ira en s’améliorant et moins elles auront d’enfants, les deux phénomènes allant souvent de pair, plus elles s’identifieront à leur rôle maternel et plus elles accepteront de fréquenter les médecins et les institutions de santé publique. [...] Les transformations économiques, mais aussi, paradoxalement, la baisse de la fécondité, ont donc représenté des conditions préalables importantes à l’acceptation de l’idée du risque et à la médicalisation de la grossesse et de la petite enfance. » (p. 320)